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© Des précautions dans la livraison du vaccin Comirnaty aux EHPAD sont requises - sorn340/iStock
Vaccin Comirnaty : des précautions dans la livraison aux EHPAD
La campagne de vaccination contre le Covid-19 débute par la proposition du vaccin Comirnaty dans les établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ce vaccin doit être livré par les officines après qu’elles ont reçu le nombre de doses nécessaires à l’établissement.
Cette livraison comporte une forte contrainte en termes de délais. Il ne doit pas s’écouler plus de 5 jours entre la sortie des vaccins du supercongélateur à -80 °C et l’injection. Pendant ce laps de temps, la température de conservation doit être comprise entre +2 et +8 °C.
Une procédure de traçabilité va donc s’appliquer. Validée à chaque étape par un pharmacien responsable ou à l’officine, une fiche de suivi va indiquer la date et l’heure de sortie du supercongélateur et de la livraison en pharmacie.
Dans une webconférence le 28 décembre, Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) a indiqué que cette fiche de traçabilité sera enregistrée sur un document Excel qui devra être transmis aux autorités sanitaires. « Les modalités de transmission et de conservation de cette fiche doivent encore être définies », précise Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).
Lors de la livraison, il est préconisé d’ouvrir le colis en présence du transporteur pour s’assurer du nombre et de l’intégrité des flacons livrés. En cas de non-conformité, il faut en référer au laboratoire Pfizer qui commercialise le vaccin, et à l’agence régionale de santé, préconise le président de l’USPO.
C’est l’officine qui est responsable de la livraison à l’établissement. « N’acceptez pas que le personnel de l’EHPAD vienne récupérer les vaccins », conseille Gilles Bonnefond. Le colis doit être livré dans un casier réfrigéré, sur le modèle de ceux qu’utilisent les grossistes. « Il ne doit surtout pas être secoué pour ne pas altérer les brins d’ARN messager.» Ces flacons ne devront pas non plus être agités au moment de l’injection : il peut être utile de le rappeler aux soignants de l’EHPAD.
Enfin, les officines vont fournir de l’adrénaline à administrer en cas de réaction allergique sévère suite à l’injection. Sous forme de solution injectable en ampoules de 1mg/ml et non pas de stylo autoinjecteur (Anapen, Epipen…) pour ne pas déséquilibrer l’approvisionnement habituel des officines.
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