Premier rôle

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Publié le 3 juillet 2021
Par Laurent Lefort
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Il y a des mots qui font du bien à lire et à entendre. « Faisons du pharmacien un acteur à part entière d’un parcours vaccinal plus fluide », cosignent des pharmaciens, des médecins – dont Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine à Paris – et des élus dans une tribune publiée dans Le Monde le 27 juin.

Ceux-là demandent de « faire évoluer et progresser les prérogatives des plus de 50 000 pharmaciens d’officine qui exercent sur le territoire ». Comment ? Plus seulement en sollicitant les pharmaciens lors des situations d’urgence ou de certaines campagnes ciblées, mais en les investissant « pleinement et durablement ». Des arguments irréfutables ? Le retard de l’ensemble des vaccinations que la crise sanitaire a accentué et le risque de réapparition des maladies infectieuses. Une prédiction exagérée ? Pas si l’on en juge par les 16 000 hospitalisations annuelles liées à la pneumonie évitables en vaccinant plus contre cette pathologie. C’est donc bien pour l’extension généralisée de la vaccination en officine à l’ensemble des adultes que militent les auteurs de cette tribune. Forts de près de 1,5 million de Français vaccinés contre le Covid-19 en à peine deux mois sous les bons auspices de la croix verte, et 3,7 millions contre la grippe lors de la dernière campagne. Les faits et leurs effets.

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