Les autres oui, moi non

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Publié le 28 août 2021
Par Laurent Lefort
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On peut discuter, critiquer, douter, questionner, mais on ne peut nier ni la réalité des chiffres ni la contagiosité du coronavirus. On ne peut occulter les transferts de patients d’un service de réanimation à un autre et les équipes médicales envoyées en renfort ici ou là. En Martinique, à Montpellier, en Corse ou ailleurs, on ne peut accepter que les mots soient remplacés par les poings à l’encontre des professionnels de santé. On peut difficilement avaler l’argument de la privation de liberté face aux décisions prises pour tenter d’endiguer l’épidémie. Et moins encore quand on voit avec désolation ce qui se passe dans certains endroits de ce vaste monde. Se faire vacciner n’est pas une atteinte à la liberté. La liberté de ne pas se vacciner implique, elle, simplement d’assumer sa propre décision, celle d’accepter une forme d’autoconfinement. Et d’imposer le moins possible aux autres les conséquences de son choix. Comme sa gravité potentielle pour certains patients non-Covid victimes de retard dans les soins nécessaires à leur prise en charge et privés ainsi de vivre mieux, voire plus longtemps.

Bien sûr, entrer en résistance est indispensable. Mais sans se tromper d’ennemi. En l’état actuel des choses, l’ennemi n’est pas le gouvernement, mais bien ce fichu virus qui n’en finit pas d’être constamment liberticide. Lui.

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