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La coqueluche de M. Kent Detoux
M. Detoux, 32 ans, est gêné par des accès de toux sans fièvre ni rhinite associées, qui l’empêchent de dormir depuis plus d’une semaine. Son test PCR Covid-19 est négatif. Des cas de coqueluche ayant été signalés dans son entourage professionnel, il a consulté son médecin qui a prescrit un prélèvement nasopharyngé à réaliser au laboratoire et un traitement antibiotique pour lui-même et sa conjointe.
Conseils complémentaires
Vérifier que le médecin a prescrit un arrêt de travail. La coqueluche est hautement contagieuse. L’antibiothérapie autorise un retour en collectivité après 3 jours sous azithromycine alors qu’en l’absence de traitement la période de contagion est de 3 semaines après le début des symptômes.
Attention aux personnes à risque de formes graves de coqueluche non vaccinées ou insuffisamment protégées par la vaccination : nourrissons, notamment avant 6 mois ; sujets immunodéprimés ou porteurs d’une pathologie pulmonaire chronique ; femmes enceintes. Tant que M. D. est contagieux, il doit adopter des mesures de protection très strictes vis-à-vis de ces personnes en renforçant les gestes barrières bien connus : rester à au moins 1 mètre de distance, porter un masque chirurgical. Eviter de fumer ou de s’exposer à la fumée du tabac pour ne pas aggraver la toux. Pour les mêmes raisons, on peut recommander d’humidifier l’air, de bien s’hydrater et de limiter la température de la chambre à + 19 °C.
ACCOMPAGNER LA DISPENSATION
Azithromycine : les comprimés se prennent en 1 seule prise pendant ou en dehors du repas. L’observance est essentielle pour garantir l’éradication du germe. Le patient peut débuter son traitement au plus vite mais seulement après le prélèvement bactériologique qui confirmera le cas de coqueluche. Reposant sur les mêmes modalités, l’antibioprophylaxie est prescrite systématiquement à l’entourage proche (personnes vivant sous le même toit), non vacciné ou n’ayant pas eu les rappels adéquats.
Dextrométhorphane : les prises doivent être espacées d’au moins 4 heures. Expliquer toutefois que les antitussifs n’ont qu’une action limitée dans la coqueluche. Augmenter les posologies est inutile et risque d’accentuer les effets indésirables : somnolence, vertiges, nausées, constipation.
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