Des examens pour prédire la réponse aux traitements

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Publié le 11 juin 2016
Par Yolande Gauthier
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Le traitement personnalisé est à nouveau à la une du congrès de l’American Society of clinical oncology (ASCO, Chicago du 3 au 7 juin). La connaissance du profil moléculaire de la tumeur permet d’utiliser des thérapies ciblées (anticorps monoclonaux, inhibiteurs de protéine kinase) dans des indications autres que celles homologuées. Avec succès. Par exemple, le trastuzumab Herceptin ou le pertuzumab Perjeta, indiqués dans le cancer du sein – et le cancer gastrique pour Herceptin – ont donné de bons résultats dans des tumeurs colorectales ou de la vessie HER2+. Le vémurafénib Zelboraf prescrit dans le mélanome avec mutation BRAF, s’est montré efficace chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules ou de cancer de l’ovaire.

La recherche avance également sur les tests permettant d’aider au choix du traitement. La biopsie liquide effectuée à partir d’une simple prise de sang pourrait prendre prochainement le pas sur la traditionnelle biopsie tumorale invasive afin de détecter les mutations de tumeurs solides avancées, particulièrement lorsque celles-ci sont inaccessibles. Une équipe de Rouen a, quant à elle, développé un test sanguin qui pourrait permettre de prédire l’apparition de résistances à l’hormonothérapie par anti-aromatases dans le traitement du cancer du sein métastatique. Les chercheurs estiment qu’un traitement par un antagoniste des récepteurs hormonaux plus puissant, ou l’ajout d’un inhibiteur de protéine kinase, pourrait alors être proposé aux femmes qui présentent des risques de résistance. §

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