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Avez-vous envisagé de faire appel à des pharmaciens et/ou préparateurs retraités pour les remplacements d’été ?

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Publié le 10 septembre 2022
Par Francois Pouzaud
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NON

Patrick Fontaine-Berger, titulaire d’une pharmacie de quartier à Grenoble (Isère), emploie 2 salariés dont 1 adjoint. Groupement : MediSavoie ; syndicat : aucun.

Je n’ai jamais songé à recruter en dernier recours des diplômés retraités, car je n’ai jamais été confronté à des besoins de personnel non pourvus. J’ai toujours tourné pendant les mois de juillet et août avec les membres de mon équipe et compté sur le renfort d’étudiants en pharmacie. Exerçant dans une ville universitaire, je peux faire appel facilement à cette main-d’œuvre, et j’en profite notamment tous les ans au moment des remplacements d’été. De plus, nous n’avons pas été bousculés cette année par les demandes de vaccination contre le Covid-19 et de tests antigéniques.

NON

Eric Bentolila, titulaire à Labenne (Landes), emploie 12 salariés dont 4 adjoints. Groupement : iPharm ; syndicat : USPO.

Cette idée ne m’a jamais effleuré l’esprit. Pourtant, ma pharmacie connaît des problèmes d’effectifs en raison de trois démissions et des congés maternités de deux salariées. Il y a actuellement une crise de motivation au sein des équipes, les collaborateurs quittent l’officine parce qu’ils ne veulent plus travailler au-delà de 17 h ou 18 h. Demander à une recrue de travailler le samedi est même devenu un gros mot. Labenne est une station balnéaire ; cette année, nous avons battu des records de fréquentation de l’officine et il a fallu se serrer les coudes avec l’équipe en place pour gérer cet afflux de clients. Personne n’est parti en vacances entre la seconde semaine de juillet et l’avant-dernière semaine d’août. J’ai aussi pu compter sur l’aide d’un ancien titulaire de Saint-Jean-de-Luz qui fait désormais des remplacements.

NON MAIS

Catherine Blanc, titulaire à Paris, emploie 1 salarié. Groupement : Pharmodel ; syndicat : aucun.

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Pendant les vacances d’été, mon quartier est désert. Ne travaillant qu’avec une préparatrice, quand je prends des vacances (une semaine en juillet, trois semaines en août cette année), je ferme. C’est plus simple que de faire appel à un pharmacien remplaçant qui débarquera dans l’officine et ne connaîtra rien aux habitudes de la pharmacie et des clients. Il n’y aurait pas de souci à embaucher un pharmacien diplômé, actif ou retraité, pour me donner un coup de main ou pour me remplacer, à condition qu’il vienne avant dans mon officine, pour qu’il ait le temps de s’adapter et de prendre ses marques. Sinon ce serait compliqué.

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