Un référentiel pour les médicaments contre-indiqués en cas de favisme

Réservé aux abonnés
Publié le 8 mars 2008
Mettre en favori

Les fèves, les boissons à base de quinine, les compléments alimentaires contenant de la vitamine C déjà sont interdits en cas de déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (G6PD). Il existe à présent une liste répertoriant les médicaments pouvant engendrer un risque d’hémolyse chez les patients atteints de favisme, consultable sur le site de l’Afssaps.

Pour chaque principe actif, le risque a été quantifié. L’utilisation d’un médicament peut être contre-indiquée. C’est le cas de la nitrofurantoïne, de la sulfadiazine per os, du sulfaméthoxazole, du triméthoprime, de la noramidopyrine, de la sulfasalazine…

Création d’une carte personnelle

L’emploi d’un médicament peut être déconseillé en raison de cas observés d’hémolyse aiguë, à cause de l’appartenance de la substance à une classe pharmacologique à risque, d’un risque potentiel d’hémolyse ou encore en cas de posologie élevée.

Le référentiel signale également les molécules qu’il est possible d’employer sans risque.

Publicité

Une carte personnelle d’informations et de soins sur le déficit en G6PD est créée en complément. Composée d’un volet « soins » rempli par le médecin traitant et d’un volet « informations et conseils » sur le déficit en G6PD, les aliments et les médicaments dont il faut se méfier, cette carte appartient au patient. A lui de la présenter aux professionnels de santé pour une prise en charge optimale.