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Trafic présumé de Rivotril à Marseille
Une fois encore, les pharmaciens figurent dans la rubrique des faits divers de La Provence. Une titulaire du centre-ville de Marseille a été arrêtée le 18 novembre pour « cession illicite de substances vénéneuses. » En trois ans, elle aurait écoulé plus de 32 000 boîtes de Rivotril, soit près de 800 par mois, sans satisfaire aux obligations légales du Code de la santé. Selon l’enquête, ces boîtes auraient été revendues à des intermédiaires moyennant une commission chiffrée à 19 000 euros puis acheminées vers le Maghreb.
Placée en garde à vue, la titulaire aurait reconnu l’intégralité des faits. Elle a été déférée en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel du tribunal de grande instance de Marseille. Laissée en liberté, elle a été placée sous contrôle judiciaire et frappée d’interdiction d’exercer jusqu’au jugement prévu le 17 décembre. Un gérant a été nommé pour assurer le fonctionnement de la pharmacie.
Le syndicat pourrait se porter partie civile
Tout est parti d’une inspection réalisée après dénonciation. « Une pratique très courante en PACA », selon la DRASS. Sans se prononcer sur un dossier qui n’a pas encore été jugé, le syndicat des pharmaciens, par la voix de son président Charles Fauré, indique qu’il pourrait se porter partie civile. De son côté Stéphane Pichon, président régional de l’Ordre, rappelle : « Le pharmacien assure la responsabilité pharmacologique et morale de l’acte de dispensation. Il n’a pas à se substituer aux organes officiels pour exporter des médicaments vers des pays qui en sont dépourvus. »
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