Oramorph

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Publié le 16 janvier 2010
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Comment délivrer ?

– Stupéfiant.

– Remb. SS à 65 %.

– Prescription en toutes lettres, par tout médecin, sur une ordonnance sécurisée, pour une durée limite de 28 jours.

– Délivrance sans fractionnement.

– Délivrer l’ordonnance dans sa totalité si elle est présentée dans les 3 jours suivant sa date d’établissement. Au-delà de ce délai, ne délivrer que la durée de traitement restant à courir.

– Mentionner sur la prescription : la date de dispensation, la quantité délivrée en unités de prise, le numéro d’ordonnancier. Apposer le cachet de l’officine.

– Conserver une copie de l’ordonnance pendant 3 ans.

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A savoir au comptoir

– Indication

Douleurs intenses ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible, en particulier les douleurs d’origine cancéreuse.

– Posologies

– Doses initiales :

– adulte : 10 mg toutes les 4 heures, soit 60 mg par jour ;

– patients très âgés, insuffisants rénaux ou hépatiques : doses réduites de moitié et/ou espacées de 6 à 8 heures ;

– enfant (#gt; 6 mois) : 1 mg/kg/j.

– Si douleur non contrôlée : augmentation possible de la dose unitaire de morphine à libération immédiate de 25 à 50 %.

– En cas de traitement de fond morphinique : recours possible à une interdose toutes les heures sans dépasser 4 prises successives en 4 heures (à intégrer dans la posologie totale quotidienne si plus de 3 ou 4 interdoses réparties dans la journée).

– Pas de limite supérieure de dose tant que les effets indésirables sont contrôlés.

– Diminution progressive de la posologie en cas d’arrêt pour éviter un syndrome de sevrage.

– Grossesse et allaitement

– Grossesse : des posologies élevées même brièvement avant ou pendant l’accouchement peuvent provoquer une dépression respiratoire chez le nouveau-né.

La prise chronique de morphine chez la femme en fin de grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Sous réserve de ces précautions, prescription possible chez la femme enceinte.

– Allaitement : suspendu en cas d’administration répétée de morphine pendant quelques jours. Contre-indiqué en cas de traitement au long cours après la naissance.

– Interactions

– Association contre-indiquée avec les agonistes-antagonistes morphiniques : risque de syndrome de sevrage.

– Associations déconseillées avec la naltrexone (diminution de l’effet antalgique), l’alcool (majoration de la sédation morphinique).

– Précaution d’emploi avec la rifampicine : diminution de l’efficacité de la morphine.

– Prendre en compte les effets dépresseurs du système nerveux central des autres médicaments.

– Contre-indications

– Enfant de moins de 6 mois.

– Insuffisance respiratoire décompensée (en l’absence de ventilation artificielle).

– Insuffisance hépatocellulaire sévère (avec encéphalopathie).

– Traumatisme crânien et hypertension intracrânienne en l’absence de ventilation contrôlée.

– Epilepsie non contrôlée.

Dites-le au patient

– Modalités d’administration

– Dose journalière répartie en 6 prises, le plus souvent équivalentes, à 4 heures d’intervalle.

– Flacon-gouttes : 1,25 mg de sulfate de morphine/goutte.

– Administration possible du contenu des ampoules directement dans une alimentation semi-solide (purée, confiture, yaourt) ou dans des sondes gastriques ou de gastrostomie à extrémité distale ouverte ou à pores latéraux, suivie d’un rinçage de la sonde avec 30 à 50 ml d’eau.

– Conservation

A température ambiante, à l’abri de la lumière.

– Effets indésirables

– Les plus fréquents : nausées, vomissements, confusion, somnolence (habituellement transitoires) ; constipation (traitement préventif systématique).

– Autres effets indésirables : sédation (ne pas conduire ni utiliser de machine), excitation, cauchemars ; dépression respiratoire ; augmentation de la pression intracrânienne ; dysurie et rétention urinaire en cas d’adénome prostatique ou de sténose urétrale ; prurit, rougeur ; syndrome de sevrage en cas d’arrêt trop brutal du traitement.

– Surveillance spécifique

– Evaluation régulière de l’efficacité du traitement.

– Evaluation régulière de la tolérance : constipation, syndrome occlusif, somnolence signant un début de dépression respiratoire en cas de surdosage.

– Surveillance clinique en cas d’insuffisance hépatique.

FICHE TECHNIQUE

-Morphine sulfate 10 mg pour 5 ml de solution buvable. Boîte de 10 unidoses de 5 ml, 5,61 Û, AMM : 343 872.5.

-Morphine sulfate 30 mg pour 5 ml de solution buvable. Boîte de 10 unidoses de 5 ml, 5,61 Û, AMM : 343 874.8.

-Morphine sulfate 100 mg pour 5 ml de solution buvable. Boîte de 10 unidoses de 5 ml, 5,61 Û, AMM : 343 876.0.

-Morphine sulfate 20 mg pour 1 ml de solution buvable. Boîte de 1 flacon compte-gouttes avec bouchon sécurité enfant, 13,99 Û, AMM : 365 872.8.

Norgine Pharma