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Ménopause et THS : L’étude française pointe du doigt les progestatifs de synthèse
La première étude française de grande envergure sur le risque de cancer du sein lié à la prise d’un traitement hormonal substitutif (THS), menée par l’INSERM, a paru dans l’International Journal of Cancer du 18 novembre. « E3N », c’est son nom, a analysé une cohorte composée de plus de 54 000 femmes ménopausées cotisant à la Mutuelle générale de l’Education nationale, dans laquelle 948 cas de cancer ont été détectés. Elle a le mérite d’apporter deux nouvelles rassurantes aux femmes ménopausées. Pour celles traitées par un estrogène et de la progestérone micronisée d’abord : le risque de cancer du sein n’est pas augmenté quand la durée du THS est inférieure à 4 ans (durée maximale étudiée). Pour les femmes hystérectomisées recevant uniquement de l’estrogène ensuite : elles n’ont pas non plus de surrisque de développer un cancer.
E3N montre en revanche une augmentation de 50 % du risque de cancer du sein chez les Françaises prenant un estrogène associé à un progestatif de synthèse, quelles que soient la voie d’administration de l’estrogène et la durée du traitement (#lt; 2 ans, de 2 à 4 ans, #gt; à 4 ans). Reste que E3N ne permet pas pour l’instant d’évaluer ce risque en fonction de la nature du progestatif de synthèse, ni le retentissement du THS sur d’autres pathologies.
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