La nitrofurantoïne en prophylaxie, ce sera bientôt fini

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Publié le 16 juillet 2011 | modifié le 18 août 2025
Par Véronique Pungier
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La nitrofurantoïne ne devrait bientôt plus être utilisée en traitement préventif des infections urinaires récidivantes mais conserverait son indication dans le traitement curatif des cystites. La Commission d’AMM en a décidé ainsi lors de sa réunion du 7 juillet. Elle s’appuie sur l’analyse des dernières données de pharmacovigilance de l’antibiotique, qui montrent que la sécurité d’emploi de la molécule n’est plus « compatible avec une utilisation prolongée, continue ou intermittente ». Pour ce qui est de son emploi en traitement des cystites, il est quand même restreint aux cystites documentées et « en l’absence d’alternative par voie orale ». La nitrofurantoïne, montrée du doigt pour ses effets indésirables hépatiques et pulmonaires, conserve un rapport bénéfice/risque favorable en curatif, étant donné notamment la fréquence moindre d’effets indésirables quand la durée de traitement est limitée, le faible taux de résistance acquise et l’activité de l’antibiotique face aux bactéries multirésistantes.

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