Jus de pamplemousse et contraception : l’Afssaps se veut rassurante

Publié le 21 avril 2009
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L’Afssaps publie une mise au point rassurante sur le risque éventuel d’une consommation de jus de pamplemousse en cas de contraception estroprogestative. Cette mise au point intervient alors qu’une femme de 42 ans, obèse, sous contraception estroprogestative, a déclaré une thrombophlébite sévère ; elle venait d’entamer un régime hypocalorique drastique à base de pamplemousse.
A ce jour, l’agence n’a répertorié aucun cas de surdosage clinique en éthinylestradiol suite à l’absorption de l’agrume. On sait que 400 ml de jus de pamplemousse entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques de l’estrogène de 30 à 37 % car il inhibe le cytochrome P450 3A4, responsable du métabolisme d’une partie de l’éthinylestradiol. Pour l’Afssaps, l’interaction est essentiellement pharmacocinétique. Et le cas de thrombose veineuse profonde décrit dans The Lancet est vraisemblablement lié aux différents facteurs de risque cumulés par la patiente (obésité, sédentarité, âge).
Accédez à la mise au point de l’Afssaps

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