Dextropropoxyphène/paracétamol : le retrait n’a pas de caractère d’urgence

Publié le 25 juin 2009
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Dans l’hypothèse où la Commission européenne confirme la décision de l’Agence européenne du médicament de retirer du marché toutes les spécialités contenant l’association dextropropoxyphène/paracétamol (DXP/PC), l’Afssaps devra s’exécuter dans le mois qui suit. Il ne s’agit pas d’une mesure d’urgence de santé publique compte tenu du rapport bénéfice/risque acceptable de cette association en France et du faible nombre de décès par intoxication aiguë au DXP par an (65). L’Afssaps envisage un retrait progressif des spécialités concernées et définitif dans un délai d’un an, ce qui laissera aussi le temps à un groupe d’experts de définir de nouvelles recommandations de prise en charge de la douleur. Parmi les alternatives thérapeutiques qui pourraient être envisagées, l’Afssaps s’inquiète des possibilités de report sur le tramadol dont le profil de risque est supérieur au DXP. Par ailleurs, elle étudie la possibilité de maintenir dans des cas particuliers un accès encadré à la prescription de DXP/PC.

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