Voeux de l’UNPF : Des messages et des piques

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Publié le 22 janvier 2005
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Comme de coutume, le président de l’UNPF, Claude Japhet, a profité lundi de ses traditionnels voeux à la profession et à ses partenaires institutionnels, notamment, pour relancer un certain nombre de messages. Premier voeu : une reconnaissance du pharmacien « comme professionnel de santé à part entière ». Donc, avant tout, « la signature d’une convention avec l’Assurance maladie » dès 2005. Et d’indiquer que l’UNPF a travaillé (avec des juristes) sur un projet de convention, sur la base du texte issu des négociations 2003-2004 avec l’Assurance maladie. Il sera remis au directeur général de l’UNCAM lors d’un prochain rendez-vous, informe Claude Japhet, alors que les discussions ont été interrompues par l’Assurance maladie.

Quant à la restructuration du réseau, Claude Japhet demande notamment un réexamen des cartes démogéographiques des officines tous les 5 ans. C’est-à-dire maintenant. Autre point réévoqué : la création d’« un fonds d’aide à la restructuration de la profession ». « Sans lui, comment inciter les pharmaciens à se regrouper ?, demande Claude Japhet. Comment faire partir décemment […] des officinaux dont le CA est très faible, moins de 300 000 Euro(s) ? »

Enfin, un « bon point » a été accordé à l’Assurance maladie pour ses progrès, et un « zéro pointé » aux « autres régimes qui ne respectent pas les termes de la convention » (SESAM-Vitale) et aux régimes complémentaires : « Quelle désolation ! Ils sont aujourd’hui la source de presque tous nos litiges. Nous qui avions cru il y a une dizaine d’années qu’ils étaient performants, on se rend compte à l’heure actuelle de leur incapacité. » Alors même que les complémentaires prennent du poids suite à la réforme de l’assurance maladie. Le syndicalisme a de beaux jours devant lui.

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