Véronique Dumont : « Nous partageons le même sens des assemblages »

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Publié le 27 août 2005
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Que la pharmacienne d’Essoyes, village situé au coeur du vignoble champenois, soit l’épouse d’un viticulteur n’étonne en rien la clientèle. « Nombre de mes clients sont eux-mêmes viticulteurs, et la santé de la vigne fait partie d’un sujet qui revient régulièrement dans nos conversations. Certains viennent acheter du permanganate de potassium contre le mildiou, mais c’est utopique ! Au moment des vendanges, nous échangeons également nos soucis de recrutement, de logement ou de nourriture », raconte Véronique Dumont, qui connaît parfaitement le vocabulaire propre au soin des vignes : palissage, rognage… Pour autant, les gens ne fréquentent pas son officine parce qu’elle est « la femme de ». « Mais ils savent me trouver pour des conseils et astuces lorsqu’ils préparent leurs trousses à pharmacie pour les vendanges », remarque-t-elle. Peu de ses clients sont aussi ceux de Bernard, son mari. « Son entreprise familiale s’était déjà forgé une clientèle hors du département avant que je ne m’installe. » Finalement, quel rapport entre le métier de pharmacien et celui de producteur de champagne ? « Nous partageons le même sens des arômes et des assemblages, que je retrouve en cosmétologie et lui dans la vinification », rapporte Véronique. Pour le reste, à chacun sa spécialité, même si notre pharmacienne accompagne quelquefois son époux dans ses livraisons et qu’elle participe aux dégustations lors des assemblages des vins.

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