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Ultime bras de fer autour de l’année commune
Les députés ont adopté le 16 décembre dernier une proposition de loi réformant la première année des études de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique (sages-femmes). Sa mise en oeuvre, prévue pour septembre 2009, dépend encore du vote des sénateurs début février puis de ses décrets d’application.
Le Sénat devrait adopter début février la proposition de loi du député Jacques Domergue, qui a été votée le 16 décembre à l’Assemblée nationale. Pour l’organisation concrète de la réforme qui touche quatre filières de santé (médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique), il faudra ensuite attendre la parution des décrets d’application. « Ces décrets préciseront les conditions de mise en oeuvre de la réforme », explique Michel Brazier, président de la Conférence des doyens de pharmacie.
La première condition concernera les étudiants actuellement en première année, dont les conditions de redoublement devront être précisées. Seconde condition : l’affectation des numerus clausus, les étudiants des quatre filières devant se retrouver dans des amphis et des enseignements dirigés communs. Ainsi, la faculté de médecine de Saint-Etienne, qui va mettre en place la première année, devra avoir la possibilité de sélectionner des étudiants pour la filière pharmacie.
Réorientation précoce et cours de rattrapage
La réorientation, prévue dès la fin du premier semestre, ne devrait pas être mise en place avant 2011. Pour limiter l’échec scolaire, la proposition de loi prévoit en effet que les étudiants, qui n’atteindraient pas au bout de quatre mois des résultats suffisants (les critères restent à définir), soient dirigés vers les facultés de sciences pour y suivre des « cours de rattrapage ». Ces cours de 12 à 18 mois permettraient aux étudiants de se remettre à niveau afin, s’ils le souhaitent, à l’issue de cette période, de se réinscrire en première année des études de santé. La date de 2011 a été choisie, le temps que les facultés de sciences mettent en place un semestre adapté à ces étudiants.
L’ANEPF craint une dégradation des cours
« Il est impératif, précise Michel Brazier, que les universités s’emparent du dossier et nous donnent les moyens matériels d’organiser les enseignements de la première année commune. Il faudra disposer de locaux de taille suffisante pour accueillir les étudiants. »
Ce sujet inquiète particulièrement l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) : « Dans quelles conditions auront lieu les enseignements ?, s’interroge Mickaël Groult, son président. Dans les comités de mise en place de la L1, on a évoqué des enseignements dirigés par des groupes de 150 à 200 étudiants dans certaines universités et l’instauration de cours sur CD-ROM et d’autres supports vidéo. » Au détriment, craint l’ANEPF, de la pédagogie.
Les étudiants s’en sont émus, en décembre dernier, dans un courrier envoyé à l’ensemble des parlementaires (voir Le Moniteur n° 2757). Il leur reste donc encore un mois pour les convaincre.
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