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Publié le 18 octobre 2008
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Avec la crise financière, le Pacte de stabilité est mis entre parenthèses. « Ne peut-on en attendre une bouffée d’oxygène pour le financement de la santé ? », se sont interrogés certains d’entre vous. Alors là, il ne faut pas rêver : un, si l’Etat lâche du lest sur le déficit public, c’est pour relancer le crédit avec l’intention de retrouver sa mise (voire plus), pas pour financer des dépenses, fussent-elles de santé. Deux, le ministre du Budget a été très clair : malgré la crise, l’objectif de retour à l’équilibre de la branche maladie est maintenu pour 2011. La diminution de recettes liée à une récession pourrait même appeler de nouvelles vaches maigres. Ce qui en revanche pourrait avoir un impact favorable, c’est le changement radical et inattendu auquel nous assistons en matière de gouvernance de l’économie : le marché étant devenu fou, la régulation redevient convenable. Surtout, les politiques reprennent le pouvoir. Replacé dans le contexte européen de la santé, où la Commission tente de faire la loi, on voit bien les arguments que la pharmacie pourrait tirer de ce retour de balancier. Un exemple symbolique de ce retournement de situation : donné pour mort politiquement il y a encore quelques semaines, le Premier ministre anglais Gordon Brown, promoteur du social-libéralisme, est devenu en quelques jours l’homme politique de référence, inventeur d’une nouvelle régulation érigée en modèle par les membres de l’Eurogroupe. Ce qui fut « has been » aux yeux de Bruxelles devient la référence.

Les pharmaciens français ne seraient pas contre.

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