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Publié le 10 mai 2003
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FSPF

« Une pharmacie surnuméraire n’est pas nécessairement une pharmacie qui n’est pas viable. Le gouvernement estime qu’une suroffre de pharmacies engendre des surcoûts pour l’assurance maladie. Ce n’est pas sûr. En revanche, cela est certain concernant la suroffre de prescripteurs. Sur ce dossier, nous attendons des expertises solides. En attendant il faut certainement encourager les transferts et les regroupements plutôt que les créations. Pour cela, nous devons notamment rendre les regroupements plus accessibles grâce à des incitations financières. Mais la loi de répartition n’a pas besoin d’une révision. »

UNPF

« La loi de répartition a mis un terme aux créations par voie dérogatoire ; cette notion n’existant plus, elle a favorisé les transferts, permettant ainsi de désengorger des villes en surnombre ou de mieux répartir les pharmacies dans une même commune. Toutefois, aucune incitation n’étant prévue, les regroupements ont été marginaux. Tout l’enjeu actuel des discussions avec le gouvernement est justement de les favoriser avec des aides et/ou des avantages fiscaux. Dans les villes en surnombre d’officines, grâce en partie à un fonds professionnel, il faut pouvoir donner la possibilité à des pharmaciens de partir avec abandon de licence. »

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APLUS

« Nous proposons une nouvelle modification de la loi qui n’a eu aucun effet positif. Nous proposons la fixation d’un quorum de population élevé à 3 500 habitants par officine à compter de la seconde officine, quelle que soit la taille de l’agglomération concernée, ce qui permettrait un regroupement sans nouvelle règle protectionniste. Nous sollicitons des aides de l’Etat pour inciter et accompagner les éventuels regroupements ou les suppressions d’officines (à l’occasion de leur cession). »

USPO

« Il s’agit moins d’aller vers une restructuration totale du réseau que de tendre à une meilleure répartition des officines dans certaines zones, en milieu urbain, suburbain et rural. La commission départementale créée par la loi de répartition doit en être le maître d’oeuvre, en application de circulaires ou directives ministérielles claires. La révision de la loi ne s’impose donc pas. Les regroupements devraient bénéficier d’une incitation financière et fiscale. Par ailleurs, il nous paraît indispensable de revenir à la notion d’abandon de population qui, antérieurement à la réforme de 1999, était prise en compte pour la légalité des transferts d’officines. »