Feue la guerre de Dreux ?

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Publié le 18 avril 2009
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Depuis 2002, deux officines durocasses se livraient une guerre sans merci. Alain Martin, titulaire dans le quartier des Bergeronnettes, a vu d’un très mauvais oeil que Valérie Berteaux-Pilleux quitte le centre-ville pour s’installer, non loin de chez lui, dans le centre commercial Cora. Malgré les avis négatifs de l’Ordre et du syndicat local, le préfet autorise en 2002 le transfert en s’appuyant « sur la clientèle actuelle, future et de passage ». En 2004, le tribunal administratif d’Orléans annule ce même transfert, au motif que seule la population résidente d’un quartier peut être retenue. Malgré un recours devant la cour administrative d’appel de Nantes et une demande de sursis à exécution, ce jugement est immédiatement exécutoire.

Cessez-le-feu en forme de rachat

S’appuyant sur cette décision, le conseil régional de l’Ordre radie la pharmacienne qui poursuit pourtant son activité. Impossible en effet pour Valérie Berteaux-Pilleux de fermer alors qu’elle a investi un million d’euros et créé 10 emplois. En octobre 2005, le préfet signe un nouvel arrêté autorisant le transfert, aussitôt attaqué devant la justice et de nouveau annulé en juin 2007.

La partie de Ping-Pong aurait pu durer encore longtemps, mais les deux protagonistes du conflit se sont récemment « mis autour de la table pour trouver un accord financier et économique ». Avec succès. Valérie Berteaux-Pilleux a racheté et fermé l’officine d’Alain Martin. Avec l’extinction d’une licence, l’officine de Valérie Berteaux-Pilleux respecte donc le quota de population. Et retrouve sa licence d’exploitation. « C’est un bon compromis. D’ailleurs, nous nous sommes quittés en excellents termes », explique-t-elle. Faute de combattants, la guerre s’est donc éteinte… ou presque. Car, depuis, un titulaire d’une petite officine de quartier a décidé à son tour de poursuivre la guérilla judiciaire.

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