CYCLAMED Jean Parrot monte au créneau

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Publié le 26 février 2005
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Après la publication du rapport accablant de l’IGAS (voir Le Moniteur n° 2570), Jean Parrot, président de l’Ordre, tranche dans le vif. « Il faut en finir avec Cyclamed, dans sa version actuelle en tout cas, déclare-t-il dans un entretien accordé au Parisien le 18 février. Illégalement revendus ou exportés dans le cadre humanitaire, ces produits ne sont plus sûrs : une fois stockés par les ménages dans des conditions incontrôlables, on ne peut savoir s’ils sont encore utilisables. » Jean Parrot, qui a déjà écrit à Bernard Mesuré, président de Cyclamed, pour lui demander d’arrêter la récupération des médicaments à des fins humanitaires, critique également le but environnemental de Cyclamed qui, avec 11 % de récupération, « est très loin de l’objectif de 75 % ».

Le président de l’Ordre ne s’est pas étendu sur les pratiques illégales des officinaux (« j’espère qu’elles sont minoritaires et que la peur du gendarme sera efficace ») mais propose un système de collecte qui empêcherait a priori les officinaux de recycler les MNU. Les produits classiques seraient toujours ramenés à l’officine mais jetés par les patients dans des poubelles inviolables, tandis que les produits à risque (oncologie, vaccins auto-injectables…) seraient jetés dans une « boîte adaptée » donnée puis récupérée par le pharmacien. Les industriels n’ont pas eu l’air d’apprécier. « Ce nouveau dispositif coûtant plus cher, ils m’ont dit en substance qu’ils ne bougeraient pas pour des raisons économiques, relate Jean Parrot. Sauf sous la contrainte d’un organisme tiers comme le ministère de la Santé…

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