Cancer de la prostate : Un dépistage annuel

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Publié le 30 novembre 2002
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C‘est au stade localisé, où aucun symptôme ne se manifeste, que le cancer de la prostate doit être détecté. L’Association française d’urologie (AFU) entame donc une campagne d’information sur le dépistage auprès des médecins et du grand public. Les urologues prônent un dépistage annuel avec un dosage de PSA (antigène prostatique spécifique) et un toucher rectal pour les hommes de 50 à 75 ans, indispensable à la réussite d’un traitement. Cette année, l’AFU met aussi en avant la curiethérapie interstitielle et les ultrasons focalisés, deux nouveaux traitements prometteurs du cancer localisé de la prostate. En cours d’évaluation, ces techniques s’adressent à des hommes ayant une petite tumeur, peu agressive. La première technique, pratiquée sous anesthésie générale à l’aide d’une échographie endorectale, consiste à positionner en différents endroits de la prostate une substance radioactive. L’irradiation est ainsi limitée à la glande. La curiethérapie permet aussi d’administrer une dose double par rapport à celle délivrée par une radiothérapie externe.

Quant aux ultrasons focalisés, de haute intensité, ils sont dirigés via une sonde rectale sur une partie de la tumeur où ils créent une élévation brutale de la température qui détruit les cellules. Le déplacement du point focal permet d’éliminer progressivement toute la tumeur.

Chiffrant la prévalence de l’incontinence d’effort à 16,7 % chez les femmes, l’AFU prévoit également une semaine nationale d’information sur l’incontinence urinaire (mai 2003). Sont notamment prévues des affiches dans les pharmacies, les cabinets médicaux ainsi que des conférences.

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