Bioéthique : Les préparations de thérapie génique seront-elles des médicaments ?

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Publié le 20 décembre 2003
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Le projet de loi de bioéthique a été adopté le 11 décembre en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le texte interdit le clonage en créant dans le Code pénal un « crime de clonage reproductif portant atteinte à la dignité humaine ». En revanche, il autorise, de manière dérogatoire et provisoire, les recherches sur l’embryon mais aussi la sélection, à titre expérimental, des embryons dans un but thérapeutique, les fameux « bébés-médicaments ».

Par ailleurs, les députés donnent le statut de médicament aux « préparations de thérapie génique », qui servent à transférer chez l’homme du matériel génétique, et aux « préparations de thérapie cellulaire », constituées de cellules d’origine animale, ou leurs dérivés.

Mais alors que le contrôle des préparations est réservé aux pharmaciens, ces produits pourront être fabriqués sous la responsabilité de non-pharmaciens, « un médecin, une personne autorisée à exercer la profession de médecin ou de pharmacien, ou une personne disposant d’une formation scientifique adaptée », précise le texte. En avril dernier, l’ordre des pharmaciens se disait très préoccupé par ce dernier amendement et demandait une modification du projet de loi. Mais rien n’est scellé. Le texte doit passer en seconde lecture au Sénat à partir du mois de février 2004.

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