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Polyarthrite rhumatoïde : « Les biothérapies révolutionnent la rhumatologie »
– Le congrès annuel de la Ligue européenne de lutte contre les maladies rhumatismales vient de se dérouler à Vienne. Le professeur Jean Sibilia, du service de rhumatologie du CHU de Strasbourg, fait le point sur les dernières avancées thérapeutiques dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.
Quelles innovations ressortent de ce congrès ?
Depuis quelques années, les biothérapies ont sorti la rhumatologie d’une certaine torpeur, notamment depuis l’arrivée des anti-TNF (infliximab, adalimumab, étanercept). Demain, ces substances promettent d’être plus spécifiques et mieux tolérées. L’innovation porte également sur les anticorps monoclonaux anti-CD20 qui bloquent la prolifération des lymphocytes B. Le rituximab, développé dans le lymphome non hodgkinien, montre une efficacité dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Actuellement en phase III, l’abatacept cible la cellule T. Il y a enfin l’ensemble des récepteurs solubles inhibiteurs de cytokines, comme l’anti-IL6 et le MRA aujourd’hui en phase III.
Quels sont les principaux axes de recherche ?
Aujourd’hui le défi est d’évaluer avec plus de précision le rapport bénéfice/risque au long cours, notamment vis-à-vis du risque néoplasique de ces biomédicaments. L’autre but est de mettre au point la meilleure stratégie d’utilisation. Plus en amont, des chercheurs s’attachent à identifier les gènes impliqués dans la réponse aux traitements, notamment aux anti-TNF-alpha. Ils identifient en parallèle l’ensemble des gènes impliqués dans la polyarthrite rhumatoïde.
Comment imaginez-vous les thérapies futures ?
Les thérapies de demain répondront à des stratégies comme l’anergisation des lymphocytes T. Les cellules B seront ciblées de façon indirecte en inhibant une cytokine d’activation et de survie de ces cellules, comme la BAFF. Ces cytokines constituent des cibles thérapeutiques intéressantes. Des hypothèses sont à explorer : cibler les enzymes de destruction des cartilages, bloquer l’angiogenèse et inhiber des kinases, enzymes qui interviennent dans la cascade intracellulaire.
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