Opatanol : efficace sur l’hyperhémie

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Publié le 21 février 2004
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OLOPATADINE

L’olopatadine est une molécule originale. Elle a démontré sur des cellules conjonctives humaines en culture directe (et spécifiquement sur les mastocytes de type TC) une activité globale, embrassant tous les paramètres essentiels conditionnant l’inflammation oculaire : un effet antidégranulant sur les mastocytes producteurs de médiateurs pro-inflammatoires, un effet H1-bloquant puissant et sélectif, une action inhibitrice des cytokines pro-inflammatoires.

Commercialisée depuis plusieurs années dans d’autres pays européens, l’olopatadine constitue, parmi les principes actifs des collyres antiallergiques, une alternative dans une gamme déjà étendue : l’acide N-acétylaspartylglutamique (Naabak, Naaxia), l’azélastine (Allergodil), le cromoglycate (Cromabak, Cromedil, Cromoptic, Multicrom, Opticron, Allergocomod…), l’émédastine (Emadine), le kétotifène (Zaditen), la lévocabastine (Lévophta), le lodoxamide (Almide), le nécrodomil (Tilavist)…

Les études ont permis de mettre en évidence un bénéfice clinique significatif sur un seul paramètre, l’hyperhémie évaluée à la lampe à fente après 42 jours de traitement versus cromoglycate ou lévocabastine, ainsi qu’une réduction significative du prurit dans une étude. Opatanol n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu par rapport aux médicaments de comparaison (ASMR V).

Aucun effet secondaire grave n’a été décrit, les manifestations indésirables se limitant à une kératite (surtout chez l’enfant), à une sensation de gêne oculaire (0,9 % des patients), à un prurit oculaire. Les effets systémiques (céphalées, asthénie, sécheresse nasale) sont rares.

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Voir « Le Moniteur » n° 2517/2518 du 10.01.2004.