Lucentis, premier médicament remboursé en fonction du résultat

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Publié le 11 avril 2009
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Ce médicament ne fonctionne pas ? Remboursez ! Ou plutôt « pas remboursé ». C’est, en résumé, le mécanisme que l’Italie est en train de tester depuis quelques semaines. Baptisé « paiement au résultat », ce procédé, déjà pratiqué au Royaume-Uni, se base sur un accord entre le Service Sanitaire National (SSN), l’équivalent de notre sécurité sociale et les laboratoires. Le principe est on ne peut plus simple sur le papier. Si la prise d’un médicament améliore l’état du malade, le SSN rembourse le laboratoire qui aura mis gratuitement le produit à disposition. Dans le cas contraire, la firme pharmaceutique assume la totalité des frais.

L’oncologie dans la ligne de mire

Pour l’instant, la Botte a instauré le « paiement au résultat » pour un seul produit, le ranibizumab, commercialisé en France sous le nom de Lucentis. Ce traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, particulièrement coûteux (environ 6 000 euros), sera payé directement à Novartis par l’Aifa (Agence italienne du médicament) lorsque l’efficacité du traitement sera constatée sur le patient. « C’est un modèle qui responsabilise chacun des acteurs sur le terrain, note Walter Ricciardi, directeur de l’Observatoire National sur la santé dans les régions. Le médecin est conscient qu’il doit opter pour cette prescription seulement quand il y a une vraie opportunité. De son côté, le laboratoire est motivé pour mettre en place plus de contrôles sur l’efficacité clinique. ». L’Italie, séduite par ce système qui permet de ne pas dilapider l’argent public, n’exclut pas la possibilité d’avoir recours au « paiement au résultat » dans d’autres domaines onéreux, comme l’oncologie.

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