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Isentress Raltégravir
Un an à peine après sa commercialisation à l’hôpital, la spécialité Isentress arrive dans les officines. Ce médicament antirétroviral du laboratoire MSD-Chibret se présente en comprimés dosés à 400 mg de raltégravir. Il s’agit du premier inhibiteur de l’intégrase du VIH. La molécule bloque l’activité catalytique de cette enzyme nécessaire à la réplication virale en empêchant l’intégration du génome du VIH-1 dans le génome de la cellule hôte. Isentress est indiqué en association avec d’autres antirétroviraux chez les adultes prétraités ayant une charge virale détectable bien que sous traitement antirétroviral.
La délivrance d’Isentress en officine nécessite la présentation d’une prescription initiale hospitalière (PIH) valable un an. Entre deux PIH, tous les médecins peuvent renouveler la prescription.
Isentress bénéficie du double circuit de dispensation en ville et à l’hôpital.
Risques de myopathie ou de rhabdomyolyse
Isentress est contre-indiqué pendant la grossesse. Il n’est pas conseillé aux femmes infectées par le VIH d’allaiter à cause du risque de transmission virale postnatale.
Son administration à des insuffisants hépatiques s’effectue avec prudence, les associations d’antirétroviraux générant plus souvent des anomalies hépatiques.
La prudence est également recommandée en cas d’antécédents de myopathie ou de rhabdomyolyse ou de prise de médicaments pouvant provoquer ce type d’effets car le raltégravir peut entraîner des perturbations des créatines-phosphokinases, des myopathies ou une rhabdomyolyse.
Des diarrhées, des nausées, des céphalées et de la fièvre sont les effets les plus fréquents du traitement.
Parmi les autres effets fréquents du raltégravir sont répertoriés des vertiges (prudence au volant), des douleurs abdominales, des flatulences, du prurit, des lipodystrophies, des arthralgies, de la fatigue. Le risque de développer un cancer sous raltégravir (un peu plus important dans le groupe traité que dans le groupe placebo dans les études cliniques) n’est pas bien connu.
Eviter les médicaments qui augmentent le pH
Le raltégravir interagit avec peu de molécules. Il est essentiellement métabolisé par l’uridine-diphosphate-glucuronosytransférase 1A1. La rifampicine étant un puissant inducteur de cette enzyme, il est conseillé de doubler la dose de raltégravir si l’association des deux molécules ne peut être évitée.
Les inhibiteurs de la pompe à protons et les antisécrétoires gastriques antihistaminiques H2 doivent être évités en cas de traitement par Isentress car ils augmentent les concentrations plasmatiques de l’antirétroviral.
u La posologie : le patient prend un comprimé d’Isentress deux fois par jour (soit 400 mg le matin et le soir) au cours ou en dehors des repas. Il n’est pas nécessaire d’adapter la posologie du raltégravir chez les insuffisants rénaux, les insuffisants hépatiques légers à modérés.
REPÈRES
-Service médical rendu important.
-Amélioration du service médical rendu modérée (ASMR III) en termes d’efficacité virologique chez les adultes prétraités avec une charge virale détectable sous traitement antirétroviral avec une résistance confirmée à au moins un inhibiteur nucléosidique, un inhibiteur non nucléosidique et à plus de un inhibiteur de protéase.
-Population cible : 6 000 à 8 000 patients.
DITES-LE AU PATIENT
-Ne pas croquer, écraser ou couper les comprimés.
-Avaler les comprimés au cours ou en dehors des repas.
FICHE TECHNIQUE
Prescription initiale hospitalière annuelle.
Raltégravir 400 mg pour un comprimé pelliculé ovale rose.
Boîte de 60 comprimés, liste I, remb. SS à 100 %, 902,31 Û,
AMM : 383 084.8,
code ATC : J05AX08.
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