Innovation : La recherche publique au secours de l’industrie pharmaceutique

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Publié le 10 janvier 2004
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Les Amphis de la santé (ESSEC) ont donné à Bernard Pau, directeur des sciences de la vie au CNRS, l’occasion de s’exprimer sur un thème qui lui est cher : comment doper l’innovation thérapeutique en France ? Cet ancien cadre industriel du groupe Aventis est inquiet : « En matière de recherche et développement, la France peut se préparer à vivre une situation comparable à ce qui s’est passé avec la sidérurgie lorraine, assure-t-il. Paradoxalement, la recherche publique dispose d’un formidable potentiel. »

Ce qu’il propose : la création d’un lien entre la recherche publique et l’industrie pharmaceutique, sorte de partenariat préindustriel. Son intérêt reposerait sur la détection en amont de toute innovation grâce aux équipes de chercheurs publiques. Car selon Bernard Pau, l’extraction de connaissances est le socle de tout développement économique. L’enjeu est de taille : offrir dans les années à venir 4 à 5 blockbusters issus de la recherche française pour renverser la tendance de la désertification industrielle.

Le projet est séduisant, surtout lorsque l’on sait que les échanges entre CNRS et laboratoires ont donné naissance à des spécialités telles que Taxotere ou Navelbine. Mais sa concrétisation à l’échelle nationale nécessite un budget de 500 MEuro(s). L’Etat est-il prêt à les débloquer pour relancer notre industrie ?

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