Faslodex : en 2e intention dans certains cancers du sein

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Publié le 18 février 2006
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FULVESTRANT

Le fulvestrant est un antagoniste des récepteurs aux estrogènes bénéficiant d’une affinité pour ces récepteurs comparable à celle de l’estradiol. Il inhibe ainsi l’action trophique des estrogènes mais n’a aucune action agoniste partielle. Son mécanisme d’action diffère de celui du tamoxifène (Nolvadex et génériques) ou du torémifène (Fareston), deux autres antiestrogènes. Le fulvestrant enrichit un domaine thérapeutique comprenant également les inhibiteurs spécifiques de l’aromatase : l’anastrozole (Arimidex) ou le létrozole (Fémara), indiqués en première intention dans l’hormonothérapie du cancer du sein, ou l’exemestane (Aromasine) en seconde intention.

Le fulvestrant est indiqué dans le traitement du cancer du sein localement avancé ou métastasé chez la femme ménopausée possédant des récepteurs aux estrogènes positifs, en cas de récidive pendant ou après un traitement adjuvant par un antiestrogène ou en cas de progression de la maladie sous antiestrogène. C’est donc un traitement de seconde intention. Les études présentées à la Commission de la transparence n’ont pas permis de mettre en évidence de différence pour la survie (décès et délai médian jusqu’au décès), ni d’établir de supériorité du fulvestrant sur l’anastrozole.

Présentée en seringue préremplie à action prolongée et conservée au froid, la solution injectable Faslodex s’administre une fois par mois (250 mg en intramusculaire lente). La tolérance du traitement est satisfaisante (bouffées de chaleur, nausées et réactions locales de faible intensité), mais le recul manque pour apprécier son impact au long cours sur la survenue des événements cardiovasculaires ou thromboemboliques veineux, et sur le capital osseux. Le fulvestrant entraîne cependant moins de troubles ostéoarticulaires que l’anastrozole.

Faslodex représente une amélioration du service médical rendu mineure (niveau IV) dans le cadre de la stratégie thérapeutique, en cas de récidive pendant ou après un traitement adjuvant par un antiestrogène ou de progression de la maladie sous traitement par antiestrogène.

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Voir « Le Moniteur » n° 2606 du 03.12.2005.