EFFETS SECONDAIRES CAPILLAIRES

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Publié le 24 avril 2004
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Des médicaments à l’origine de changements de couleur et de texture des cheveux

Les alopécies, les hypertrichoses et les hirsutismes consécutifs à la prise de certains médicaments sont connus. Mais d’autres effets secondaires capillaires comme des modifications de la couleur ou de la texture des cheveux sont recensés.

Ainsi, des molécules telles que l’acide para-aminobenzoïque, les antiparkinsoniens, notamment la lévodopa, la ciclosporine, l’étrétinate (dérivé de l’acitrétine), le mitoxantrone, le tamoxifène et le vérapamil peuvent entraîner une repousse de cheveux plus foncés. A l’inverse, les cheveux peuvent s’éclaircir ou blanchir après l’administration d’acide valproïque, de chloroquine, d’interféron alfa, de méphénésine et de minoxidil (en tant qu’antihypertenseur). Les chimiothérapies, en particulier le cisplatine et l’imatinib, peuvent avoir des conséquences variées sur la couleur des cheveux : selon les patients, les cheveux repoussent avec une teinte plus foncée ou plus claire.

Une chevelure peut aussi prendre une teinte inédite : jaune, rouge, vert… Parmi les agents responsables sont identifiés le dithranol (dans Anaxéryl) en application locale, le clioquinol (dans Diprosept et Locacortène Vioforme), la doxorubicine, la bléomycine, le minoxidil, le sélénium appliqué localement.

Enfin, l’interféron alfa est susceptible de raidir des cheveux frisés alors que la ciclosporine, les inhibiteurs de protéase, l’isotrétinoïne, l’étrétinate et l’acide valproïque ont rendu des chevelures frisées, crépues. Quant au cisplatine, ses effets sur la texture des cheveux sont variables.

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Source : « Prescrire », avril 2004, tome 24, n° 249.