Des nouveaux anti-VIH prometteurs

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Publié le 12 mars 2011
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La 18e Conférence sur les Rétrovirus et les infections opportunistes, fin février, a été l’occasion de découvrir les futurs traitements antiviraux. Les résultats de plusieurs études soutenues par l’ANRS* y ont été présentés. Le boceprevir et le telaprevir sont deux inhibiteurs de protéase prometteurs pour traiter l’hépatite C chez des personnes coïnfectées par le VIH. Si le telaprevir n’est pas compatible avec certaines trithérapies anti-VIH, sa tolérance est plutôt bonne pendant les douze premières semaines et les données d’efficacité à court terme sont excellentes (60 à 70 % des patients ont une charge virale de l’hépatite C indétectable).

Le premier inhibiteur de l’attachement

Trois molécules anti-VIH s’avèrent aussi intéressantes à suivre. La première est une nouvelle anti-intégrase : le dolutegravir ; chez les patients porteurs d’un virus devenu résistant aux anti-intégrases, une étude a montré qu’en doublant la dose, 96 % d’entre eux avaient un bon contrôle virologique. La deuxième est le premier inhibiteur de l’attachement par voie orale. Cette molécule qui bloque l’attachement du virus sur la cellule cible et qui l’empêche de se lier au récepteur CD4 pourrait constituer une alternative pour les patients ayant des virus résistants aux autres thérapeutiques.

La troisième molécule est un dérivé du ténofovir, qui se concentre dans les tissus lymphoïdes en diffusant très peu dans le plasma. Un avantage qui laisse présager d’une meilleure activité au site même de l’infection virale et d’une moindre toxicité.

* Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales.

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