ce que vous en pensez

Réservé aux abonnés
Publié le 20 mars 2010 | modifié le 28 août 2025
Mettre en favori

Jean-Claude Laures, Nasbinals (Lozère)

On sait qu’il existe des problèmes de photosensibilisation avec Kétum gel. Néanmoins, la décision de retrait prise prématurément par l’Afssaps a surpris tout le monde et suscité l’incompréhension des professionnels de santé. Le bénéfice-risque d’un médicament ne change pas tout d’un coup, parce que l’on relève plus de cas d’intolérance. Il ne faut pas en faire toute une histoire, d’autant que cela n’a pas perturbé les patients qui ont pris d’autres AINS locaux en remplacement. Les experts de l’Afssaps ont également le droit de se tromper, mais d’une manière générale, ils font un travail remarquable. Ce serait bien que l’agence confirme dans un courrier sa position.

Patrice Vigier, Marquette-lez-Lille (Nord)

Kétum est revenu sur le marché mais les risques encourus avec ce médicament restent les mêmes, ce qui ne m’empêche pas d’en délivrer, bien que ce gel de kétoprofène soit maintenant moins prescrit. Cette levée de suspension d’AMM ne remet pas en cause l’avis de l’Afssaps pris dans l’intérêt de la santé publique. Le juge des référés a invalidé sa décision, mais est-ce pour les mêmes raisons ? Ou pour une histoire de gros sous liée à l’arrêt de commercialisation d’un produit économiquement majeur pour le laboratoire Ménarini ? Il est difficile de juger dans un sens ou dans l’autre, alors que nous n’avons pas accès à une information complète et totalement transparente. Il faut maintenant attendre la décision du Conseil d’Etat sur le fond.

Serge Nougier, Nouic (Haute-Vienne)

Ce genre d’affaire décrédibilise l’Afssaps. Si chaque fois qu’elle prend une décision de retrait, il y a un recours du laboratoire, on ne va pas s’en sortir ! C’est la porte ouverte à toutes les remises en cause de son autorité. Je n’ai jamais constaté d’allergies cutanées au Kétum dans mon officine, mais plusieurs de mes confrères voisins ont rencontré des cas dans leur exercice quotidien. Il est clair que cette spécialité aurait dû être retirée depuis longtemps du marché, surtout qu’il existe d’autres alternatives d’AINS sans de tels effets secondaires. Le Conseil d’Etat et l’Afssaps paraissent dans leur bon droit, chacun motivant ses décisions. Cependant, ne perdons pas de vue le principe de précaution !

en direct du Net

Vos réactions

« Quête au profène… A qui profite la crème ? »

« Les juges s’érigent abusivement en spécialistes du médicament. »

« On se pose des questions sur l’indépendance des autorités de santé face aux laboratoires pharmaceutiques… C’est très inquiétant. »

« Retrait pour raison de santé et retour pour raison économique ? Cherchez l’erreur. »

« Cet aller-retour nous décrédibilise aussi. »

Enquête flash*

Le retrait puis le retour des gels à base de kétoprofène décrédibilisent-ils à vos yeux le rôle des autorités de santé ?

– Oui 91,6 %

– Non 8 %

– Ne sait pas 0,4 %

Publicité

(Sur une base de 678 votants.)