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Xeroquel LP
La quétiapine rejoint l’aripiprazole (Abilify), l’olanzapine (Zyprexa), la rispéridone (Risperdal), l’amisulpride (Solian) et la clozapine (Leponex) au rang des antipsychotiques atypiques.
Indications
Xeroquel LP est indiqué dans le traitement de la schizophrénie. Il est aussi utilisé chez les patients souffrant de troubles bipolaires pour traiter les épisodes maniaques modérés à sévères et/ou les épisodes dépressifs majeurs et pour prévenir les récidives en cas de réponse préalable à la quétiapine lors d’un épisode maniaque ou dépressif (non remboursé en prévention). Xeroquel LP est autorisé comme traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs chez les patients présentant un trouble dépressif majeur qui n’a pas suffisamment répondu à une monothérapie (non remboursé). Ce traitement n’est pas indiqué avant 18 ans.
Mode d’action
La quétiapine est un antipsychotique atypique. Il s’agit d’un dérivé de dibenzothiazépine de structure proche de l’olanzapine ou de la clozapine. Comme son métabolite actif, la norquétiapine, la quétiapine antagonise un large éventail de récepteurs : sérotoninergiques 5-HT1A et 5-HT2, dopaminergiques D1 et D2, histaminergiques H1 et adrénergiques alpha-1 et alpha-2.
Posologies
La dose quotidienne de Xeroquel LP s’administre en une prise, en dehors des repas.
• Dans le traitement de la schizophrénie et des épisodes maniaques dans les troubles bipolaires, la prise doit avoir lieu au moins une heure avant un repas. L’instauration se fait à 300 mg à J1 puis à 600 mg dès J2. La dose quotidienne préconisée est de 600 mg, mais elle peut être ajustée entre 400 et 800 mg selon la tolérance et la réponse clinique (pas d’adaptation nécessaire pour le traitement d’entretien de la schizophrénie).
• Dans le traitement des épisodes dépressifs dans les troubles bipolaires, la prise doit avoir lieu au coucher. L’instauration est progressive : 50 mg à J1, 100 mg à J2, 200 mg à J3, pour atteindre la dose préconisée de 300 mg à J4 (réduction possible à 200 mg en cas de mauvaise tolérance). Les doses supérieures à 300 mg doivent être instaurées par des médecins expérimentés dans les troubles bipolaires.
• Dans la prévention des récidives dans les troubles bipolaires, la prise doit avoir lieu au coucher à la même dose que lors du traitement aigu précédemment efficace. Utiliser la dose minimale efficace (300 à 800 mg).
• Dans le traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs du trouble dépressif majeur, la prise doit avoir lieu au coucher. La dose de départ est de 50 mg à J1 et J2 et 150 mg à J3 et J4. La dose efficace est comprise entre 150 et 300 mg/j.
Contre-indication
Aucune hormis l’hypersensibilité à l’un des composants (présence de lactose dans les comprimés).
Grossesse et allaitement
• Des symptômes néonataux de sevrage ont été décrits après exposition du fœtus à la quétiapine. L’administration de Xeroquel LP pendant la grossesse ne doit être envisagée que si les bénéfices attendus prévalent sur les risques encourus.
• L’allaitement est déconseillé.
Effets indésirables
• La somnolence est particulièrement fréquente au cours des premières semaines, elle cède souvent à la poursuite du traitement. Des sensations vertigineuses peuvent également apparaître (particulièrement en début de traitement), accompagnées de tachycardie et parfois de syncope du fait de l’action alpha-1-bloquante de la quétiapine. Il est déconseillé aux patients de conduire un véhicule tant que leur sensibilité à ces effets n’est pas connue.
• Les autres effets les plus courants sont la sécheresse buccale, la constipation, l’hypotension orthostatique et la dyspepsie.
• Comme les autres antipsychotiques, la quétiapine peut entraîner une prise de poids et un syndrome malin des neuroleptiques.
Interactions médicamenteuses
• Xeroquel LP ne doit jamais être associé à un inhibiteur du CYP3A4 (antiprotéase du VIH, antifongique azolé, érythromycine, clarithromycine).
• Il doit être utilisé avec précaution s’il est associé à d’autres médicaments à action centrale ou à l’alcool. La prudence est aussi de mise en cas de prise simultanée de médicaments susceptibles de perturber la balance électrolytique ou d’allonger l’intervalle QT.
Dites-le au patient
– Les comprimés ne doivent pas être divisés, mâchés ou écrasés.
– Eviter de consommer du pamplemousse (jus de fruits) pendant le traitement.
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 % uniquement dans certaines indications.
• Quétiapine 50 mg pour un comprimé à libération prolongée couleur pêche :
– boîte de 10, 10,26 €, AMM : 497 395.2.
– boîte de 30, 29,71 €, AMM : 497 396.9.
• Quétiapine 300 mg pour un comprimé à libération prolongée jaune pâle :
– boîte de 30, 63,85 €, AMM : 497 402.9.
– boîte de 60, 122,48 €, AMM : 497 403.5.
• Quétiapine 400 mg pour un comprimé à libération prolongée blanc :
– boîte de 30, 92,28 €, AMM : 497 404.1.
– boîte de 60, 179,33 €, AMM : 497 405.8.
AstraZeneca 01 41 29 40 00
LE TROUBLE BIPOLAIRE ET LA SCHIZOPHRÉNIE
> Qu’est-ce que c’est ?
– Le trouble bipolaire (anciennement « psychose maniacodépressive » est un trouble récurrent de l’humeur. Il est cyclique et alterne des phases d’expansion et de baisse de l’humeur. Entre ces phases, il existe des intervalles « libres » plus ou moins longs. Plus généralement, on associe le trouble bipolaire à des troubles de l’humeur accompagnés ou non de symptômes psychotiques. Le diagnostic repose uniquement sur une évaluation clinique et peut être long et difficile à confirmer (8 ans en moyenne après le début des signes cliniques).
– La schizophrénie est une pathologie qui regroupe tous les états mentaux présentant une dissociation ou une discordance des fonctions psychiques (affectives, intellectuelles et psychomotrices).
> Quels sont les signes cliniques ?
– Les phases d’expansion des troubles bipolaires se manifestent par une augmentation de l’énergie et des activités (manie ou hypomanie), les phases de baisse par une dépression.
– La schizophrénie se traduit par une perte de l’unité de la personnalité et une rupture du contact avec la réalité : délires, hallucinations, isolement social, désorganisation de la pensée et du comportement.
> Quelle est l’évolution ?
Non prises en charge, ces pathologies peuvent s’aggraver :
– cycles rapides (trouble bipolaire),
– épisodes aigus et hospitalisations plus fréquentes (schizophrénie),
– troubles associés (alcoolisme, toxicomanie, anxiété),
– tentatives de suicide,
– désinsertion familiale, professionnelle et sociale.
Delphine Jonas
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