Somatuline LP lanréotide

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Publié le 6 avril 2002
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PLAN DE PRISE

L’administration de lanréotide 60 mg, 90 mg et 120 mg se pratique exclusivement par voie injectable en sous-cutané profondément dans la fesse.

La posologie de départ est de une injection de 60 à 120 mg tous les 28 jours. Par la suite, elle est adaptée si les symptômes cliniques ou les marqueurs biologiques le nécessitent.

Chez les patients précédemment traités par Somatuline LP 30 mg, le schéma de conversion est le suivant :

– s’ils recevaient Somatuline LP 30 mg tous les 14 jours, passer à Somatuline LP 60 mg tous les 28 jours ;

– s’ils recevaient Somatuline LP 30 mg tous les 10 jours, passer à Somatuline LP 90 mg tous les 28 jours ;

– s’ils recevaient Somatuline LP 30 mg tous les 7 jours, passer à Somatuline LP 120 mg tous les 28 jours.

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INDICATIONS

Le lanréotide est une hormone hypophysaire, analogue de la somatostatine naturelle. Il s’agit d’un peptide inhibiteur de l’hormone de croissance.

Somatuline LP est indiqué dans le traitement de l’acromégalie et de ses symptômes cliniques chez les patients pour lesquels la chirurgie et/ou la radiothérapie n’ont pas normalisé la sécrétion de l’hormone de croissance et de l’IGF-1.

CONSEILS AU PATIENT

MODALITÉS DE PRISE

– Ce médicament conditionné en seringue préremplie est prêt à l’usage. La solution sursaturée « autogel » de lanréotide ne doit pas être mélangée à d’autres principes actifs.

– L’aiguille doit être orientée perpendiculairement à la peau et enfoncée sur toute la longueur.

EFFETS INDÉSIRABLES

– Les intolérances éventuelles au site d’injection (douleur, rougeur) peuvent être diminuées en laissant le produit revenir à température ambiante avant son administration.

– Les troubles digestifs à type de diarrhées, douleurs abdominales, flatulences, nausées ou vomissements sont modérés et le plus souvent transitoires.

– L’apparition d’une stéatorrhée peut justifier la prise concomitante d’extraits pancréatiques.

– Une lithiase biliaire peut survenir chez 5 à 10 % des patients.

– L’attention des patients traités doit être attirée sur les anomalies possibles de leur fertilité. Les femmes doivent suivre une contraception pendant le traitement et pendant les trois mois qui suivent son arrêt.

CONSERVATION

– Au réfrigérateur, entre + 2 et + 8 °C, dans l’emballage d’origine.

SUIVI THÉRAPEUTIQUE

– En raison d’une altération possible de la glycorégulation :

-> surveillance renforcée de la glycémie chez le diabétique non insulinodépendant ;

-> surveillance stricte de la glycémie et adaptation des posologies d’insuline chez le diabétique insulinodépendant. A l’instauration du traitement, la dose d’insuline est réduite de 25 %. Ensuite, la posologie est adaptée en fonction des résultats de la glycémie.

– Echographie de la vésicule biliaire en début de traitement et tous les 6 mois en cas de traitement prolongé (risque de lithiase par diminution de la motilité vésiculaire).

– Dosages plasmatiques réguliers de GH et d’IGF-1.

CONTRE-INDICATIONS

– Lithiase biliaire compliquée, non traitée.

GROSSESSE ET ALLAITEMENT

– L’administration de Somatuline LP est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

– Le lanréotide peut provoquer une réduction de l’absorption intestinale de la ciclosporine et donc une baisse de sa concentration plasmatique. La dose de ciclosporine doit être augmentée si besoin pendant le traitement et sa concentration surveillée. A l’arrêt du lanréotide, la posologie de la ciclosporine sera réduite.

– La réduction de la posologie de l’insuline est nécessaire car le lanréotide diminue la sécrétion du glycogène endogène et crée ainsi un risque d’hypoglycémie.

FICHE TECHNIQUE

SOMATULINE LP, solution injectable à libération prolongée à 60, 90 et 120 mg en seringue préremplie, boîtes unitaires.

Laboratoires Beaufour Ipsen Pharma : 01 44 96 10 10.

RÈGLES DE DÉLIVRANCE

PRESCRIPTION INITIALE HOSPITALIÈRE (PIH), LISTE I, REMB. SS À 100 %

– La PIH, annuelle, peut être rédigée par tout praticien hospitalier.

– Dans la période intermédiaire, le renouvellement, à l’identique, est possible par tout médecin.

DÉLIVRANCE

– Le patient doit présenter à chaque fois la PIH datant de moins de un an, ainsi que l’ordonnance en cours.

– Reporter sur chaque ordonnance le numéro d’ordonnancier, la quantité délivrée, le tampon de l’officine et les dates de délivrance.