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Keppra : en association dans l’épilepsie partielle
LÉVÉTIRACÉTAM
Le lévétiracétam, molécule proche du piracétam (Nootropyl), fait l’objet d’investigations en neurologie depuis les années 80. Son mécanisme d’action reste inconnu mais son profil pharmacologique le distingue de celui des antiépileptiques actuellement commercialisés.
Le lévétiracétam exerce une activité puissante sur des modèles animaux de crises chroniques, alors qu’il reste peu actif sur les modèles de crises comitiales isolées. Il exerce un effet protecteur sur le phénomène d’embrasement neuronal, sans inhiber l’excitabilité physiologique des neurones. Cette action n’est pas sujette à accoutumance.
L’efficacité de Keppra, associé à un antiépileptique de première intention chez des sujets présentant une épilepsie partielle pharmacorésistante, a été démontrée dans trois essais pivots versus placebo ayant inclus près d’un millier de patients sur une durée de 12 à 14 semaines. Le critère principal de jugement était le pourcentage moyen de réduction de la fréquence hebdomadaire des crises par rapport à leur fréquence initiale. Le lévétiracétam s’est révélé efficace dans les trois études, avec un taux de patients répondeurs compris entre 27,7 % et 41,3 % (selon la posologie : 1 à 3 g/j) versus 12,6 % pour le placebo. 8,2 % des patients traités par deux fois 1,5 g/j étaient « libres de crise » pendant toute la durée de l’évaluation, contre seulement 1 % pour le placebo. L’activité du médicament se maintient au long cours : à 1 an, 8 % des patients se révèlent « libres de crise ».
Le lévétiracétam est peu métabolisé par le foie et principalement éliminé par voie urinaire : d’éventuelles interactions demeurent peu probables. Il n’y a pas lieu de suivre les taux sériques de lévétiracétam, contrairement à d’autres antiépileptiques.
L’évaluation du lévétiracétam par rapport à d’autres antiépileptiques de seconde intention (Epitomax, Gabitril, Lamictal, Sabril) n’est pas réalisée. Le lévétiracétam partage le même niveau d’ASMR que la gabapentine (Neurontin) et présente une AMSR de niveau IV (mineure) par rapport aux autres antiépileptiques.
Voir « Le Moniteur » n° 2501 du 13.09.03.
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