Vaccinés, infectés ou immunodéprimés : quand prévoir la prochaine dose de vaccin anti-Covid-19 ?

© DR

Vaccinés, infectés ou immunodéprimés : quand prévoir la prochaine dose de vaccin anti-Covid-19 ?

Réservé aux abonnés
Publié le 21 juin 2021
Par Anne-Hélène Collin
Mettre en favori

Les dernières consignes sanitaires modifient le délai entre deux doses de vaccin anti-Covid-19 pour l’été et ouvrent la cible des personnes devant recevoir une troisième dose. Faisons le point.

Deuxième dose de vaccin à ARNm : intervalle de 21-49 jours

La mesure est « provisoire et exceptionnelle et doit permettre à chacun de concilier départ en vacances et injections dans un même lieu ». Dans son DGS-Urgent du 18 juin (n° 61), la Direction générale de la santé officialise, 48 heures après un tweet du ministre de la Santé, la réduction de l’intervalle entre les deux doses de vaccin anti-Covid-19 Moderna à 21 jours. En pratique, pour allier vaccination et départ en vacances pendant l’été, le ministère de la Santé autorise la planification de la deuxième dose de vaccin à ARNm (Pfizer/BioNTech ou Moderna) entre 21 et 49 jours après la première dose (l’intervalle recommandé par la Haute Autorité de santé est de 4 à 6 semaines pour les vaccins à ARNm).

Le délai entre les deux doses du vaccin d’AstraZeneca est toujours de 9 à 12 semaines.

Pour mémoire, le pass sanitaire n’est effectif que 14 jours après la deuxième injection de l’un de ces 3 vaccins (28 jours après l’injection du vaccin de Janssen).

Publicité

Personnes infectées : pas de vaccination avant 2 mois

Les personnes immunocompétentes ayant déjà été infectées par le Sars-CoV-2 (infection datée et avérée) ne reçoivent qu’une seule dose de vaccin, et ce quelle que soit la date de l’infection, « y compris si elle a eu lieu au début de la crise sanitaire », rappelle la DGS. La personne doit attendre 2 mois, et non plus 3 mois, après le test positif au Covid-19, pour recevoir son injection. Pour ces personnes, le pass sanitaire court après l’administration d’une dose de vaccin.

La réalisation d’un Trod sérologique Covid-19 en parallèle de la primo-injection, comme recommandée par la Haute Autorité de santé, est toujours en suspens pour les pharmaciens. L’Assurance maladie et les syndicats pharmaceutiques sont en désaccord sur la tarification, estimée à 8 € par l’Assurance maladie : 6 € de matériel et 2 € pour l’acte.

Personnes sévèrement immunodéprimées : une 3e dose 4 semaines après la 2e

La liste des personnes sévèrement immunodéprimées devant bénéficier d’une troisième dose de vaccin est élargie. Peuvent ainsi bénéficier d’une troisième dose de vaccin 4 semaines après la deuxième, sur présentation d’une prescription médicale ou du courrier envoyé par la Caisse primaire d’Assurance maladie :

–  les personnes ayant reçu une transplantation d’organe ou de cellules souches hématopoïétiques ;

– les personnes sous chimiothérapie lymphopéniante ;

– les personnes traitées par des médicaments immunosuppresseurs forts, comme les antimétabolites (Cellcept, Myfortic, mycophénolate mofétil, Imurel, azathioprine) et les AntiCD20 (rituximab : Mabthera, Rixathon, Truxima) ;

– les personnes dialysées chroniques après avis de leur médecin traitant qui décidera de la nécessité des examens adaptés ;

– les personnes atteintes de leucémie lymphoïde chronique ou de certains types de lymphomes traités par antiCD20 ;

– au cas par cas, les personnes sous immunosuppresseurs ne relevant pas des catégories susmentionnées ou porteuses d’un déficit immunitaire primitif.