- Accueil ›
- Nouvelles missions ›
- Vaccination ›
- Molnupiravir : halte aux idées reçues !
© Getty Images/iStockphoto
Molnupiravir : halte aux idées reçues !
Le molnupiravir (Lagevrio) est l’antiviral indiqué dans le traitement précoce du Covid-19 le plus avancé en termes d’évaluation puisque l’Agence européenne du médicament a donné un avis favorable à son utilisation en accès précoce mi-novembre, sur la base des essais intermédiaires, et poursuit son évaluation. Avec une réduction du risque de formes graves de Covid-19 et de décès évaluée à 50 % par MSD début octobre, le molnupiravir suscite aussi bien des espoirs, à tel point que la France avait commandé 50 000 premières doses.
La réglementation pour permettre aux officinaux de délivrer le molnupiravir en accès précoce est prête, les modalités de délivrance se précisent.
Pour autant, « il ne remplacera pas le vaccin », souligne Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ce 1er décembre, répondant à la remarque d’un sénateur sur la « dérive » de la presse grand public à présenter le molnupiravir comme une alternative au vaccin, lors de son audition au Sénat sur les traitements anti-Covid-19 et la pharmacovigilance sur les vaccins anti-Covid-19.
L’antiviral, qui a l’avantage d’être administré par voie orale, ne concerne « que des cibles très étroites », poursuit la directrice générale de l’ANSM, insistant sur le fait que le molnupiravir et les antiviraux sont des médicaments « dont le profil d’effets indésirables n’est pas anodin » : « l’objectif est de les réserver aux patients pour lesquels la vaccination ne permet pas de déployer ses effets bénéfiques, eu égard notamment à leur statut d’immunodéprimés, que ce soit en accès précoce ou lors de leur autorisation de mise sur le marché. L’AMM sera aussi extrêmement précise ».
Quant à l’efficacité du molnupiravir, elle serait finalement moins important qu’annoncée. Le 26 novembre, le laboratoire MSD dévoilait les résultats finaux de son essai, et une efficacité finalement de l’ordre de 30 %. La réduction du risque d’hospitalisation et de décès de 30 % n’est « pas nulle », fait cependant remarquer Christelle Ratignier-Carbonneil, rappelant que le molnupiravir serait indiqué chez des patients à haut risque de formes graves. La directrice adjointe en charge des opérations à l’ANSM, Caroline Semaille, a ajouté que sur la base de ces résultats définitifs, un comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) avait rendu le 30 novembre un avis favorable à son homologation aux Etats-Unis.
- Vaccination antigrippale en pharmacie : vacciner dès maintenant, oui ou non ?
- Prevenar 20 : un remboursement élargi à tous les plus de 65 ans
- Vaccination : comment gérer la douleur au point d’injection
- Prévention contre la méningite : quels vaccins et pour qui ?
- Combien d’injections de vaccin peut-on administrer le même jour ?
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
