L’observance sous haute surveillance

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Publié le 17 janvier 2009
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Les coûts liés à la non-observance des traitements sont aujourd’hui estimés à plusieurs centaines de millions d’euros au niveau européen par les spécialistes de l’Espacomp [European Symposium on Patient Compliance and Persistance). Cette estimation est certes difficile à affiner en l’absence d’un consensus sur la définition de l’observance », explique Alcimed, une société de conseil spécialisée notamment dans les sciences de la vie. Dans le cas de l’HTA, seuls 50 % des patients suivent correctement leur traitement. Avec pour conséquences potentielles infarctus, hospitalisation et traitements de suite onéreux. Selon des études canadiennes, le coût moyen d’un traitement contre l’HTA est d’environ 250 Euro(s) par an contre 5 000 Euro(s)suite à un infarctus.

« Les pharmaciens ont un rôle à jouer »

Ce constat a poussé la Commission européenne a financer l’initiative ABC Project (Ascertaining Barriers for Compliance Project) qui réunit une vingtaine de professeurs et médecins européens. Dès janvier, des recherches seront entreprises pour identifier les causes de non-observance mais aussi pour trouver des outils pour améliorer l’observance. Selon Alcimed, « tous les acteurs de la chaîne, des laboratoires jusqu’aux pharmaciens, ont un rôle à jouer ». Par exemple à travers des conditionnements plus faciles à ouvrir ou comportant le nombre exact d’unités de prise pour le traitement.

Le gouvernement néerlandais est particulièrement impliqué dans cette initiative, de même que la France avec des appels à projets de recherche lancés par le ministère de la Santé.

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