Hépatites : Le ministre annonce un programme de prévention et veut regénéraliser la vaccination contre l’hépatite B

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Publié le 17 décembre 2005
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Xavier Bertrand, ministre de la Santé, a présenté la semaine dernière les propositions du Comité stratégique du programme national pour les hépatites B et C. Les deux pathologies ont pris de l’ampleur : 800 0000 à 900 000 personnes atteintes ; 4 500 à 5 500 nouvelles contaminations chaque année et 4 000 à 5 000 patients décèdent. « De véritables enjeux de santé publique » pour le ministre, qui annonce des actions de prévention et de prise en charge.

Première cible : les usagers de drogue. Pour chacune des deux hépatites, « l’INPES diffusera en 2006 des outils de prévention ciblés en lien avec les associations d’usagers de drogues, en insistant sur le non-partage et la non-réutilisation de la seringue et du matériel d’injection et l’incitation au dépistage ».

Deuxième objectif : améliorer l’accès au traitement. La médecine de ville serait amenée à prendre en charge 60 % des patients et l’hôpital 40 %, alors que la tendance est aujourd’hui inverse, et ce, afin de réduire le délai entre dépistage et prise en charge effective. Un « parcours coordonné de soins », autour de généralistes volontaires, sera établi. Il devrait être défini par le respect de référentiels de bonne pratique établis l’année prochaine par la Haute Autorité de santé pour les patients en ALD et hors ALD. Enfin, dans le cadre d’un meilleur accès au traitement, une étude sur la faisabilité de la primoprescription de méthadone en ville va être entreprise. Pour l’hépatite B, des actions de sensibilisation à la vaccination sont envisagées vers les populations exposées (partenaires sexuels multiples, toxicomanes ou encore professionnels de santé).

La généralisation de la vaccination des nourrissons et jeunes enfants est à nouveau à l’ordre du jour. « Il n’existe, associé à cette vaccination, aucun risque identifié de sclérose en plaques à mettre en face d’un risque réel d’hépatite B », selon le Comité, qui cite « un consensus scientifique très solide, national (Comité technique des vaccinations) et international (OMS) ».

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