Comment se passe une hystéroscopie

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Publié le 9 février 2013
Par Aude Rambaud
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Destiné à observer l’intérieur de la cavité utérine et du col, cet examen est pratiqué en cas d’infertilité, de fausses couches répétées ou de saignements. On peut rechercher un fibrome, une inflammation, une infection, une obstruction, une tumeur, une malformation, prélever des échantillons pour analyse ou encore effectuer une petite intervention (ablation de fibromes ou de polypes, curetage). Dans ce dernier cas, une anesthésie générale est nécessaire. L’outil utilisé est l’hystéroscope, tube de quelques millimètres de diamètre muni d’une fibre optique et d’une source lumineuse à son extrémité. Il peut être équipé de pinces pour les prélèvements ou d’autres instruments en cas de petite chirurgie. L’hystéroscopie à visée diagnostique ne nécessite pas d’anesthésie. Elle se déroule en dehors de la période des règles, dans la première partie du cycle. En cas d’intervention, une anesthésie générale est programmée. En pratique, la femme est allongée en position gynécologique. Le médecin désinfecte le col et y introduit l’hystéroscope, puis progresse à l’intérieur de la cavité utérine. Un gaz ou du liquide est injecté via l’hystéroscope pour déplisser les parois de l’utérus et faciliter l’examen. Celui-ci dure quelques minutes en cas d’hystéroscopie diagnostique, davantage en cas d’intervention. Il peut être désagréable mais n’est pas douloureux. Quelques petits saignements peuvent survenir dans les heures ou les jours qui suivent ainsi que des douleurs, calmées par antalgique. En cas d’anesthésie générale, un repos de 2 à 4 heures est nécessaire après l’examen et la patiente doit être raccompagnée chez elle par une tierce personne.

En collaboration avec le Dr Joëlle Belaïsch-Allart, chef du service gynécologie-obstétrique et fertilité à l’hôpital des Quatre-Villes, Sèvres.

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