Trithérapie contre le VIH-1

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Publié le 22 novembre 2018
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Biktarvy associe un nouvel inhibiteur d’intégrase, le bictégravir (50   mg) et deux inhibiteurs de la transcriptase inverse, l’emtricitabine (200   mg) et le ténofovir alafénamide (25   mg). Cette nouvelle trithérapie contre l’infection par le VIH-1 est recommandée en première ligne de traitement.

INDICATIONS

Traitement des adultes infectés par le virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) sans preuve actuelle ou antérieure de résistance à la classe des inhibiteurs de l’intégrase, à l’emtricitabine ou au ténofovir.

MODE D’ACTION

Le bictégravir est un inhibiteur de l’intégrase. En se liant au site actif de l’intégrase, il bloque l’étape de transfert de brin lors de l’intégration de l’ADN rétroviral, étape essentielle au cycle de réplication du VIH. Le bictégravir exerce son activité sur le VIH-1 et le VIH-2.

L’emtricitabine est un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse, analogue nucléosidique de la 2’-désoxycytidine, aboutissant à l’arrêt de la réplication du VIH.-1, du VIH-2 mais aussi du virus de l’hépatite B (VHB).

Le ténofovir alafénamide est un inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse. Il pénètre à l’intérieur des cellules où il est phosphorylé. Son métabolite actif inhibe la réplication du VIH en étant incorporé dans l’ADN viral. Il est actif contre le VIH-1, le VIH-2 et le VHB.

POSOLOGIE

Un comprimé par jour, avec ou sans nourriture.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité à l’un des composants.

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Coadministration avec la rifampicine et le millepertuis.

GROSSESSE ET ALLAITEMENT

Biktarvy sera utilisé pendant la grossesse seulement si les bénéfices potentiels du traitement sont supérieurs aux risques potentiels pour le fœtus.

Ce médicament ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement. Celui-ci est de toute façon déconseillé quelles que soient les circonstances, pour éviter la transmission du VIH au nourrisson.

EFFETS INDÉSIRABLES

Des céphalées, des diarrhées et des nausées sont très souvent observées pendant le traitement.

Biktarvy peut provoquer des sensations vertigineuses. Prudence lors de la conduite de véhicules ou l’utilisation de machines.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Biktarvy ne doit pas être coadministré à jeun avec des antiacides contenant du magnésium et/ou de l’aluminium ou des compléments à base de fer.

Le médicament doit être pris au moins 2 heures avant les antiacides, ou avec de la nourriture, 2 heures après. Il doit aussi être administré au moins 2 heures avant la prise de compléments à base de fer, ou être pris conjointement avec de la nourriture.

L’administration concomitante avec l’atazanavir, le bocéprevir, la carbamazépine, la ciclosporine, l’oxcarbazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la rifabutine, la rifapentine ou le sucralfate n’est pas recommandée (risque d’augmentation ou de baisse de la concentration de Biktarvy).

Ce médicament ne doit pas être administré avec d’autres antirétroviraux, ni avec du ténofovir alafénamide, du ténofovir disoproxil, de la lamivudine ou de l’adéfovir dipivoxil utilisés pour le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite B.

CONSERVATION

Dans l’emballage d’origine à l’abri de l’humidité et le flacon doit être gardé soigneusement fermé. 

– En cas d’oubli, s’il est constaté dans les 18 heures qui suivent l’heure de prise habituelle, prendre la dose dès que possible. Si l’oubli remonte à plus de 18 heures, attendre et prendre la dose suivante normalement.
– En cas de vomissement dans l’heure qui suit la prise, prendre un autre comprimé. Si les vomissements surviennent plus d’une heure après la prise, attendre et prendre le prochain comprimé à l’heure habituelle.

En France, environ 150 000 personnes sont atteintes par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le type 1 étant largement majoritaire (98 %). L’infection se transmet par voie sexuelle, sanguine et materno-fœtale.

Quel est le cycle de réplication du VIH ?
Les cellules cibles sont principalement les lymphocytes T CD4+, les cellules dendritiques des ganglions, les cellules de Langerhans et les macrophages. La protéine d’enveloppe gp120 du virus reconnaît la cellule cible et se fixe sur elle via le récepteur CD4 et son corécepteur CCR5. L’enveloppe du virus fusionne alors avec la membrane de la cellule cible. Ensuite, la transcriptase inverse transcrit l’ARN viral natif en ADN. Cet ADN viral s’intègre dans le génome de la cellule cible grâce à une intégrase virale et est à son tour transcrit en ARN viral, lui-même traduit en protéines virales. Ces dernières sont alors clivées et assemblées grâce à la protéase virale, ce qui permet la libération de nouvelles particules virales dans le milieu extracellulaire et l’infection de nouvelles cellules cibles.

Quels sont les signes de l’infection ?
La primo-infection, qui survient environ 20 jours après la contamination et dure 1 à 3 semaines, est symptomatique dans environ 75 % des cas, sous forme d’un syndrome viral aigu (avec fièvre, asthénie, myalgies, arthralgies et adénopathies). Elle est suivie d’une deuxième phase, le plus souvent asymptomatique, correspondant à une diminution lente du taux de CD4+ sur plusieurs mois ou années. La troisième phase, appelée « sida », caractérisée par la diminution brutale du taux de CD4+ et l’augmentation de la charge virale, se traduit par l’apparition d’infections opportunistes et/ou de cancers.

Comprimé pelliculé en forme de bâtonnet brun violacé. Flacon de 30, 735,37 €, remb. SS à 100 %, AMM : 34009 301 530 3 1
Gilead : 01 46 09 41 00
Les prix sont mentionnés hors honoraires de dispensation.

• Pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à Triumeq

• Population cible estimée à 14 000 patients

• Liste I

• Prescription initiale hospitalière annuelle, renouvellement non restreint.