Dépistage par autotest

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Publié le 6 février 2016
Par Anne Drouadaine
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Depuis 2008, des campagnes expérimentales de dépistage du cancer du col de l’utérus ont lieu dans les Bouches-du-Rhône avec des autotests. En coopération avec l’INCa, l’ARS et l’association Arcades (Association pour la recherche et le dépistage des cancers du sein, du col utérin et des cancers colorectaux), ces campagnes ciblent les femmes de plus de 35 ans n’effectuant pas régulièrement de frottis de dépistage et issues de milieux socio-culturels différents à chaque campagne. Elles sont tout d’abord invitées à réaliser un frottis de dépistage. Les femmes non-répondantes sont de nouveau sollicitées pour un dépistage soit par frottis, soit par autotest (uniquement par autotest en 2008). Un lien significatif entre participation et niveau socio-économique a été établi ainsi qu’une participation supérieure dans les groupes ayant reçu un autotest. En 2009, les taux de participation étaient les suivants : frottis (2 %) et autotest (18,3 %), des taux qui restent faibles. Et un autre problème est celui du suivi chez les femmes ayant eu un test positif.

Pour inciter les femmes au dépistage, depuis 2010, l’autotest est envoyé par courrier aux femmes ciblées. Il se compose d’un tube et d’un écouvillon accompagnés d’une notice d’utilisation. L’ensemble est ensuite envoyé à un laboratoire de virologie qui se charge de l’analyser. Puis les résultats sont communiqués au médecin et à la patiente. L’expérimentation se poursuit. Aucune généralisation du dispositif n’est pour l’instant annoncée.

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