Dépistage du VIH : l’Académie de pharmacie demande des mesures rapides

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Dépistage du VIH : l’Académie de pharmacie demande des mesures rapides

Publié le 2 juillet 2019
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« Il est temps de dédiaboliser le dépistage » du VIH tonne l’Académie nationale de pharmacie, s’insurgeant contre la stabilité du nombre de cas détectés chaque année (environ 6 500) et le stade avancé de la maladie chez certains patients nouvellement dépistés. Dans ses recommandations adoptées le 27 juin, l’Académie appelle à « mettre rapidement en place un plan national de dépistage du VIH » et à « cibler le diagnostic de l’infection à VIH vers les groupes à risques ».

Elle préconise notamment d’autoriser les médecins généralistes à prescrire les antirétroviraux en première intention, afin de simplifier le parcours de soin et de bloquer au plus tôt la transmission du virus. Ou encore, de s’appuyer sur le réseau officinal en permettant aux pharmaciens, après formation,  de réaliser les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) du VIH. L’Académie souhaite aussi faciliter et encadrer l’usage des autotests VIH et, « pour renforcer la réalisation régulière de tests par les patients à risque, prévoir un remboursement d’un quota individuel d’autotests ».

L’expérimentation lancée le 1er juillet à Paris et dans les Alpes-Maritimes est déjà un premier pas.

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