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A la case départ

Les officinaux ne sont pas des souris de labo. Mais ce n’est pas vraiment cela qui disqualifie l’expérimentation sur la dispensation d’antibiotiques à l’unité menée par l’Inserm. Ou tout au moins ses résultats récemment publiés (voir page 11). Au sein même de l’Institut de recherche scientifique, on s’interrogeait déjà sur la pertinence de porter ce travail sur certaines classes d’antibiotiques. L’association amoxicilline et acide clavulanique comporte une dizaine d’indications, mais une seule posologie quotidienne… Autrement dit, à durée de prescription égale, les conditionnements sont correctement ajustés. Mais la réalité de la prescription est tout autre. Et c’est aussi du côté des patients qu’il faut se tourner. Suivent-ils vraiment leur traitement jusqu’au bout ? Oui, l’affirment-ils en tout cas aux enquêteurs de l’Inserm, au terme de leur traitement. Des patients exemplaires « triés sur le volet » qui ont d’abord accepté d’intégrer l’expérience, puis de répondre à un questionnaire de vingt minutes au téléphone… Autres résultats : découper des blisters, cela fait économiser un peu d’argent à la collectivité, cela préserve un peu l’environnement – toujours ça de pris – mais qu’en est-il des officines ? L’étude rapporte simplement que leur charge de travail a été augmentée et qu’il faudra prévoir une rémunération en cas d’application de la mesure. Pourtant, les équipes participantes avaient été interrogées par l’Inserm, y compris sur leurs conditions de travail. Au final, comment cette étude ne peut-elle pas faire « l’unité » contre elle ?
C’est un retour à la case départ. En plein bras de fer Touraine-Macron à l’automne 2014, la ministre de la Santé avait lancé ce travail sur la dispensation à l’unité. Le ministre de l’Economie devenu chef de l’Etat en avait fait un point marquant de son programme santé. Ce sont le pragmatisme et l’objectivité qui devront orienter son choix.
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