L’hépatite C
l’essentiel Le virus de l’hépatite C se transmet par voie sanguine. La plupart des contaminations ont eu lieu avant 1992, lors d’une transfusion ou d’un geste médical ou chirurgical lourd, mais plus de la moitié des personnes infectées ignorent leur statut. Dans 80 % des cas, l’infection devient chronique, entraînant un risque d’évolution vers la cirrhose et à terme vers le cancer du foie. Le traitement de l’hépatite C chronique a beaucoup évolué en quelques années. Actuellement, le traitement de référence associe une forme retard d’interféron (le peginterféron) injecté une fois par semaine à la ribavirine par voie orale. Cette bithérapie permet d’obtenir la guérison dans 40 à 80 % des cas selon le génotype du virus. Les effets secondaires sont nombreux : syndrome pseudo-grippal lors de l’injection de l’interféron, asthénie… Des troubles psychiatriques graves et une anémie obligent parfois à interrompre le traitement.