Etude de cas sur un transfert

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Publié le 25 novembre 2006
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Un transfert dans une galerie marchande est souvent considéré comme un jackpot. Or ce n’est pas toujours le cas…

Un supermarché vient d’être implanté à l’entrée d’une commune de 8 000 habitants, à proximité d’un rond-point où se rejoignent les trois routes d’accès principales.

Deux pharmacies sont installées dans le centre de cette station de bord de mer. Si elles bénéficient du flux touristique estival, le chiffre d’affaires (1,5 MEuro(s) TTC) de l’une des deux ne progresse pas autant que le souhaiterait le titulaire, notamment en raison d’un moins bon emplacement et d’une surface de vente réduite.

Il décide de confier à une société spécialisée le soin de réaliser une étude de géomarketing afin de mesurer l’impact d’un éventuel transfert sur son chiffre d’affaires. Verdict : certes, l’officine gagne en accessibilité et en espace de vente (une surface plus que doublée) et bénéficie de la synergie commerciale du nouveau pôle commercial, mais, au final, le transfert ne modifierait pas l’étendue de sa zone de chalandise et permettrait juste une meilleure captation de la population de la ville voisine et de sa pharmacie. Il entraînerait en revanche une perte de la clientèle actuelle car l’officine s’éloignerait d’un quartier riche en commerces et en habitations proche du principal cabinet médical de la ville.

Résultat : le CA prévisionnel obtenu en première année d’exercice, suite au transfert, serait de 1,2 MEuro(s) TTC et de 1,35 MEuro(s)à trois ans.

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Le plus intéressant, selon le cabinet d’études, serait un transfert à moins de 100 mètres, dans des locaux plus grands et plus proches du cabinet médical. Le chiffre d’affaires prévisionnel serait alors de 1,7 million en première année d’exercice.