Provence-Alpes-Côte d’Azur : le bon côté de la crise à Marseille

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Publié le 19 septembre 2020
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Sur le littoral des Alpes-Maritimes où les projets immobiliers rivalisent avec la vitalité économique, le prix des officines importantes flambe. « Dans un marché où la demande reste dynamique, ce type d’affaires se vend entre 90 et 100 % du CA HT », poursuit Hervé Ferrara.

Dans ce département et à un moindre degré sur toute la Côte d’Azur, l’omniprésence de retraités aisés, le charme des paysages ensoleillés et l’aura de villes comme Cannes, Nice ou Antibes expliquent la résistance des prix. « Au-delà de 1,5 M€, plus le CA est élevé, plus la demande est forte », observe-t-il.

A Marseille (Bouches-du-Rhône), avec le Covid-19, la demande s’est déridée après la sortie du confinement. « Avant, les acquéreurs étudiaient les dossiers mais ne se positionnaient pas, raconte Philippe Eude, du cabinet Planète Officine. La polémique née autour de l’efficacité de l’hydroxychloroquine et du Pr Raoult et le fait qu’il y ait eu moins de cas avérés de Covid-19 ont permis de redorer l’image de Marseille sur le plan sanitaire. »

Enfin, dans le Var, le marché reste calé, selon lui, sur des prix trop élevés au regard de la rentabilité, sauf à Toulon qui fait figure de bonne élève de la classe. « A La Seyne-sur-mer, une officine de 2,3 M€ s’est vendue 2,5 M€ ! », illustre-t-il.

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