Hauts-de-France : la pharmacie de proximité se replace

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Publié le 19 septembre 2020
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« Le coronavirus et le confinement ont eu un effet vertueux sur le marché en remettant la pharmacie au milieu du village », répète à l’envi Nicolas Plumecocq, du cabinet éponyme, qui estime que ce phénomène a été plus fort dans les Hauts-de-France qu’ailleurs. L’épidémie a contribué à un regain d’intérêt pour les acquisitions d’officines orientées vers le service médical de proximité par opposition aux « pharmacies plus commerciales ».

S’il est prématuré de prédire les tendances des prochains mois, « il y a, pour l’heure, un attentisme autour des pharmacies qui drainent les populations et dont l’activité a été fortement impactée pendant le confinement. En fait, on constate une difficulté à les valoriser », explique-t-il.

En début d’année, le marché était assez dynamique, dans la foulée de 2019, sur des valeurs étales. Depuis la parenthèse du printemps, les fondamentaux demeurent : les rentabilités des officines n’ont pas été affectées par la crise, la confiance des banques n’a pas été ébranlée et, concernant les valorisations, Nicolas Plumecocq ne perçoit pas de différence entre l’avant et l’après. « Les disparités de prix s’accentuent, une pharmacie proche de Lille de 2,5 M€ de CA s’est vendue en 15 jours à 100 % du CA HT et, à l’inverse, les petites officines de moins de 1 M€ en fin de course ou situées dans les campagnes les plus retirées (L’Avesnois, Le Ternois, L’Ardenne) se bradent à 30 % du CA HT », rapporte-t-il.

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