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Dossier Officines : small is beautiful
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Miser sur les petites pharmacies a-t-il encore du sens aujourd’hui ? Car bon nombre d’entre elles ferment leurs portes, victimes de la nouvelle logique économique : un réseau moins dense mais des pharmacies plus fortes. Le discours sur la pérennité promise aux seules pharmacies de plus d’un million d’euros, les enterrerait chaque jour un peu plus. Mais toutes ne sont pas vouées à un funeste destin. Des pharmaciens continuent d’en faire l’acquisition. En province, en région Ouest, Matthieu Beliard du cabinet POD le confirme : « elles ont représenté la moitié des cessions réalisées par le cabinet sur 2014. » Selon Oliviers Desplats, président du groupement CGP, « les pharmacies de proximité sont importantes pour les soins de premiers recours et le lien social, il y a une volonté partagée des syndicats et des pouvoirs publics de les conserver ».
L’avantage de la petite pharmacie pour un acquéreur se situe à deux niveaux : l’accessibilité financière et le potentiel de développement qui peut parfois être important. « Il existe encore des affaires sous exploitées ou mal mises en valeur qui peuvent au travers de décisions judicieuses du titulaire générer une certaine croissance et donc une plus-value », assure Philippe Becker, directeur du département pharmacie de Fiducial Expertise. Mais attention ! Ces perles sont de plus en plus difficiles à détecter. Il y a encore des opportunités à saisir à condition aussi d’acheter dans un secteur qui n’est pas condamné, donc plutôt hors centre-ville et grandes métropoles. La bonne nouvelle ? Depuis 2006/2007, les petites pharmacies sont sous-valorisées. « Ces officines se vendent 50 % ou moins de leur CA H.T. Cela ne signifie nullement que leur achat est à proscrire, mais tout au plus qu’elles ne constituent plus, comme par le passé, le moyen d’épargner à coup sûr un capital pour le réinvestir », estime Luc Fialletout, directeur général d’Interfimo. En revanche, à ce niveau de valorisation, il est banal d’en dégager un bénéfice, après annuités d’emprunt, supérieur à la rémunération d’un adjoint. « Le niveau très faible des taux d’intérêt permet même d’absorber des durées d’emprunt plus courtes, 7 ou 10 ans, sachant qu’après extinction du crédit, le revenu du titulaire devient tout à fait compétitif avec celui d’une belle carrière dans l’industrie », poursuit le banquier. De quoi se laisser tenter…
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