Contre le dénigrement des petites officines

Réservé aux abonnés
Publié le 5 juillet 2018
Mettre en favori

Régulièrement, je vois paraître des articles critiquant les petites officines (CA < 1 million d’euros) : non rentables, à risque, marges réduites, risque de faillite, etc. Ces articles émanent la plupart du temps d’agences et de groupements financiers.

Pour ma part, je tiens une petite officine à Bordeaux, dont le CA se situe entre 500 000 et 600 000 euros avec des horaires assez réduits (j’ai 67 ans). Mon bilan est très appréciable : excédant brut d’exploitation de 20 %, marge de 32 %. Je n’ai pas à me plaindre, je dégage environ 80 000 euros par an.

Dans mon officine, les clients sont contents car ils reçoivent de bons conseils et des explications précises pour leur traitement. Pour les vacances, je fais les ponts quand cela me convient.

[…] Parmi les officines qui déposent le bilan, j’ai remarqué qu’il y avait plus de grandes officines que de petites.

Publicité

Pour un jeune diplômé qui veut s’installer tout de suite, acquérir une officine de 1 million nécessite un apport de 200 000 euros, ce n’est pas à la portée de tout le monde !

Pour ma part, je pense que les agences ont intérêt à faire la promotion des grandes officines, car elles reçoivent une commission plus conséquente.

Pour conclure, je pense que le dénigrement des petites officines est mal fondé et qu’elles ont encore leur rôle dans le système de santé.