Ce quartier de Nîmes qui n’intéresse personne

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Publié le 5 janvier 2008
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Le quartier populaire du Mas de Mingue, à Nîmes, n’a trouvé aucune issue à la fermeture de ses deux officines. Le quartier en comptait deux : la première a été transférée en centre commercial et la dernière a fermé durant l’été 2006 pour raisons administratives. Les rares pharmaciens à s’être penchés sur la question se sont désistés. « Nous avons travaillé avec l’Ordre et nous ne remettrons pas le système de licence en question, précise Eric Garnier, président du syndicat des pharmaciens du Gard. Je souhaiterais que quelqu’un s’y installe, mais aucun dossier de transfert ne m’a été présenté sur le Mas de Mingue. »

Trouver un local en bordure du quartier

Interrogée sur ce sujet par le député gardois Yvan Lachaud, la ministre de la Santé a rappelé la possibilité nouvelle de transférer les officines sur l’ensemble du territoire. La solution ne paraît pas satisfaisante : à Nîmes, les transferts se font… mais pas au bon endroit. Depuis la dernière fermeture, trois transferts ont eu lieu dans la ville, mais pour d’autres secteurs. La présidente du comité de quartier, Aline Gallice, s’agace : « Nous avons six médecins et dentistes ici. Il y a des personnes âgées et des jeunes mères qui se déplacent à pied. Les gens subissent cet imbroglio et il y a urgence car c’est un abandon de clientèle. »

Tout le monde, institutionnels et professionnels, s’entend sur la nécessité de trouver un local situé un peu à l’extérieur du quartier. Cette situation, plus attractive, permettrait vraisemblablement de rassurer les éventuels candidats quant au projet économique et social.

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